martes, 8 de noviembre de 2011

La piscine

CLAP CLAP
L'eau fait des cercles d'un bleu du fonds
CLAP CLAP
L’eau fait des bulles, une mousse légère
Qui s'échappe comme elle est venue
Des petits êtres, têtes jaunes et vertes
Roses ou oranges
Tournent sur eux mêmes
Ne sachant que faire de leur corps
Ils tapotent l'eau des mains
Qui s'énerve autour d'eux
Mentons qui flottent
Les yeux qui piquent
Les têtes plongent et remontent vite

Mais il ya ce vide qui les attend
Qui guette celui qui perdra pied
Celui qui se dandine, inconscient du danger
Sans prendre garde se jettera en arrière
Personne n'a remarqué sa détresse
Il sombre, ressurgit, le visage crispé
Je l'imagine déjà, bleu et gonflé
Il arrive presque a reprendre pied
Mais ses bras s'agitent, mouvements saccadés

Tout s'est passé très vite
Quelques secondes auront suffit
Qui pour moi semblent une éternité
Quelqu'un t'a récupéré
Ces quelques secondes écoulées
Ne t'ont même pas traumatisé
Tu es juste un peu essoufflé
Et ton reflexe une fois sauvé
Est de resauter dans l'eau




miércoles, 2 de noviembre de 2011

les souvenirs

Comme si je n’avais jamais existé avant eux

Maintenant j’essaie d'exister sans eux

Et j’essaie d’arrêter cette sensation de manque
Sans succès…
Les souvenirs m’assaillent
Me rattachent au passé
Des odeurs, des sensations,
Des bruits
Qui me piquent comme une lame
M’obligent à m’arrêter sur eux
Je ne fais plus le lien entre les souvenirs
Et la suite de ma vie

Certains me donnent la nausée
Un bruit de mots, le périphérique
Une toux, le plafond qui grince

Des chiens d’appartement qui aboient,
La télé et ses jeux abrutis

Une voisine mal en point

Le manque de lumiere,

Le manque d'espace,

Le manque..

certains me donnent envie de pleurer

Fermer les volets en regardant la nuit tomber

Sentir l'odeur du pain en bas,

Entendre les pas dans les escaliers de l'amie qui visite

Parler et rire avec l'amie assise sur le lit

Le téléphone qui sonne, c'est pour moi je le sais

Fermer les deux verrous, sauter les marches

des escaliers, la belle ballistrade vernie

Mais ce vide toujours présent,

C'est en les recherchant, en les retrouvant

ces souvenirs

que ce vide je le comblerai

La déchirure

Peur d'avoir confiance
Peur d'être  méfiante
Ta musique ne m'inspire
Que du désir
Et ma tête est pleine de mystères
J'aimerais pouvoir réfléchir 
A ce que je dis pour te plaire
Mais je me laisse aller comme dans un conte de fées
Quand ton absence me nargue
La forêt s'assombrit 
Ce rêve n'est plus plaisant
Je me sens perdue, isolée, déroutée, effrayée
Je t’ai confié sans préserver
Tous mes secrets
L’amour dans un palace des tourments incompris
Des autres mais pas de toi
A toi je les ai confiés
Un amour enchanté, imaginé, rêvé
Comme le doux clapotement de l’eau sur les cailloux glissants
Ta voix douce sucrée un gout de miel sauvage 
J’en ai beaucoup dit des choses interdites
Mais tout s’est dispersé
Tout est poussière
Tout est cendres
Tu n’es plus la pour m’entendre
La déchirure, rebelle, profonde
Seule a contempler mon incompris fini
Personne pour consoler ma peine
Mon univers s'effondre
L’eau du ruisseau est devenue stagnante
Je n’entends plus le souffle de ta voix murmurant
Des douces notes rassurantes
Dans ma tete c'est le vide inquietant, angoissant,
Je regarde le chat
Assis sur un toit, fixant la pleine lune, 
De son regard intense,De son sixième sens, me signale
Le mal qui m’attend
Un décor sur fond noir
Un ciel sans étoiles
La brise me murmure de me taire,
Mais moi malgré tout je t'aime
Mon héros, ma muse, mon roi
Pas peur d'avoir confiance,
Car toi seul peux comprendre,
Ta presence est dans moi,
Je le pense comme ca