lunes, 27 de febrero de 2012

a song inside my head

The cover of the album Paradize+10 of Indochine inspired me the atmosphere of this text, a pink sky tattooed with a stretching black cloud in the shape of a cross.


Audio

Against the tree I lay awake, with a soft song inside my head, that make no sense I must confess, wondering how long It will last, wondering what I’m looking for in the  end..
I watch the shapes that the clouds make, I’m not afraid if they’re changing, I watch them slowly fade away, in a field of yellow daffodils.
Looking beyond the clouds I see, in the darkness of my mind, millions of bright stars suspended, notes hanging from a music sheet, producing a soft melody, an air of deep melancholy, one in particular catches my eye..Its voice gives a cold chill to my bones..Hypnotic, I stare at it, I Iisten, I breathe deeply, ecstatic pure moment of Joy..
I have this song inside my head that changes as the day fades away,
The sun goes down, the clouds darken, the pink sky is tattooed in black ink, a cloud make a black cross slowly, stretching, spreading its arms like Jesus Christ
I have a cross inside my heart, that I carry triumphally,  like a trophy, like an award, a cesar, an oscar, a golden globe
So proud of it, it gives me faith, it gives me hope, it makes me brave,
I walk back home carrying my cross, my heart feels strong and I walk fast, agile like a mousqueteer, vaillant like a chevalier in armor, fearless like a sailor, invincible like a warrior..
This song I carry it in my heart, it is pure but has no end, it is pure but has no rhyme, just the words that breathe the air Of the changing seasons in hell,
The words are painful, have rhythm , they fill the irregular gaps in my mind, to give a meaning to my life, accept this gift written In a fever, and become my guest of honor


This text is directly influenced by the band Indochine, a hommage to their texts..Extract of the concert in Paris, at the Zenith.. Indochine Kissing my Song. 2/02/12

Les dangers de Juliette

Juliette aimait se promener seule, en roller. Elle descendait les allées sans peur, est-ce qu’elle réfléchissait ? Elle regardait bien devant elle, éviter les crottes de chiens, c’était ça le danger..Et regarder a droite a gauche pour traverser sans se faire renverser. Il y avait rarement de temps délimité, rentrer pour manger, comme un chien en vadrouille, et avant que le soleil soit couché.
Le parc était de l’autre coté de la ville, il y avait plusieurs rues et d’avenues a traverser, et surtout ne pas tomber.. Ça c’était quand elle était chez son père..Sa mère habitait juste à côté du parc, c’était pratique les weekends, comme ça sa mère avait la paix. Le reste de la semaine elle ne la voyait jamais.
Alors la voila partie repartie a pied cette fois, traverser juste une rue c’est rassurant, beaucoup plus que le parc un dimanche…souvent désert en fin de journée…et peut être pas surveillé ?
La voila seule a marcher quand un homme l’interpelle..Un grand homme blond, plutôt jeune, l’air sympathique..Il lui demande de lui tenir la porte des wcs, de l’intérieur, car la porte elle ne ferme pas..
Des wc’s, une porte en bois, un verrou rouillé..On a pas idée quand même de faire des toilettes aussi retirées..Elle le croit et en plus il a l’air bien embarrassé..Ça se comprend, moi non plus je n’aime pas aller aux toilettes sans fermer la porte..La porte doit seulement se fermer de l’intérieur forcement..Et puis on ne pose pas de questions a un adulte, les adultes ont toujours raison, et c’est malpoli de dire non. 
La voila a l’intérieur, elle tient la poignée de la porte, mais qu’est ce qu’il fait, il approche sa main de sa jambe et remonte..Elle comprend..Heureusement,  il n’avait pas fait attention que c’est une jupe culotte. Elle a compris, c’est un pervers.. Elle ne pense plus, elle se débat et ouvre la porte..Elle s’enfuit en courant..Elle est rapide, elle est la meilleure a la course a l’école, il lui faudra du temps pour se reboutonner le pantalon et lui courir après.. elle n’a pas peur, elle ressent juste le besoin de courir vite.
Ce n’est qu’un peu plus tard qu’elle ressentira de la honte d’avoir fait confiance a un étranger, d’avoir eu la ridicule idée d’aller dans les toilettes avec lui..Quand elle y repense..Quelle sotte naïve…
C’est pas évident de tout comprendre a cet âge la quand la personne la plus proche c'est ton père et quand il n’y a encore rien a cacher. Ton confident c’est ton père. C’est ton père qui t’élève. Ne pas faire confiance aux hommes c’était un peu comme le rejeter..Mais la elle a compris la différence..Jamais plus elle ne fera confiance aux grands..

 Mire Live, Indochine 
Extrait de la chanson
Et je vois devant moi
Des petits garçons et des petites filles
Devant moi devant moi
Se faire toucher par des vicieux gras
ça ira comme ça
ça suffira








lunes, 20 de febrero de 2012

Mon fantôme

Mes mains te cherchent sous les draps,
j'y vois que mon ventre, 
j'y vois que mes jambes,
les draps plissés froissés me dérangent,
ou serait ce les plis de mon ventre?
mes doigts te cherchent,
les yeux ouverts,
mes jambes veulent le contact de tes jambes, 
elles n'y touchent que les draps froids,doux,qui s’emmêlent
au drap cotonneux en pensant a toi, 
mes mains ton cœur,
sentir les battements,
mais tout est plat,
aucun mouvement,
je dois faire craquer ce lit,
je m'enflamme,
pour entendre les sons de ton cœur,
m'enfouir dans les draps
pour sentir ta peau,ta chaleur
fermer les yeux,
penser a nous, se rouler dessus, dessous
se retrouver par terre
penser a plus d'une main, 
prendre tous les rôles, se tourner,

t'imaginer te retourner                                                 
les draps c'est toi, le matelas c'est moi,      
ou le contraire çà m'est égal
je regarde a la fenêtre, 
les rideaux sont fermés, 
tans mieux,
j'ai peur qu'on nous voit
  Photo de moi, texte de Indochine, 
         Les Plus Mauvaises nuits    

La chose

A lire en écoutant Joy Division..She's lost control

Quelque chose m'a réveillée, 
comme des bruits de griffe sur les rideaux..
J'imagine la sorcière ou le diable..
avec son manteau sombre, 
ses yeux qui brillent, 
qui me fixent et me désirent, 
plein de malice 
me disent bonjour, 
les yeux de la mort, 
grand-ouverts au dessus de moi, 
me sourient
Et moi couchée sur le dos, 
nue sur mon lit, dans la nuit, 
a la regarder, 
détourne les yeux!..
non je te défie, vas t'en sale bête, 
je pourrais t'étrangler de mes mains, 
mais non, j’ai perdu le contrôle de mes mains, 
elles ne font pas partie de moi...
et elles m'embarrassent..
je suffoque..
Cette masse impalpable, 
elle veut me tirer du lit,
 me traîne par les pieds, 
perdue comme dans une
forêt noire, 
je ne sais pas si je dors ou suis réveillée, 
dans un nuage de confusion..
Et j'ai peur qu'elle m’étreigne, 
qu'elle me viole 
et qu'elle m’achève.

Un jour j'ai rêvé les yeux ouverts qu'on me tirait du lit par les pieds, vers le haut, mais j'ai toujours pensé que jetais réveillée, et que ça m'arrivait vraiment.. Je n'avais aucun contrôle, comme si on m'avait droguée..C'est il ya très longtemps. J'ai eu très peur celle nuit la..

J'ai peur encore parfois

Anticipation


Chaque page tournée dévoilera ton âme un peu plus,
chaque page tournée je te pénétrerai un peu plus,
je te lirai comme un seigneur, a tes pieds,
tes paroles je les savourerai  (et tes mots je les avaleraient),
sur chaque syllabe, je poserai mes lèvres affamées,
et j'en réfléchirai le sens,
caressant tes mots la bouche entrouverte,
les mots colleront a ma langue comme un bonbon acidulé,
et je les laisseraient lentement fondre,
jusqu’à ce qu'ils coulent dans ma gorge,
J'en sentirai leur sensualité  succulente,
leur souffrance sera le petit goût acide,
qui fait monter les larmes aux yeux,
Le goût de tes mots sucré et fort,
comme une liqueur m’enivrera,
me donnera l'envie de m'allonger,
me cramponner au livre comme une sangsue,
pour que le sens des mots ne m’échappent pas,
je me recroquevillerai sur les carnets de ton âme,
dont je caresserai les lignes
dessinées par la pointe de ta plume,
irrégulière,écriture,automatique,aux majuscules sensuelles, et lascives,
Te lire comme une lettre intime,
lire tes blessures et tes désirs comme un poème passionné,
laissé négligemment sur une table de chevet,
dans mon lit ton livre blotti contre mon corps je l'entendrai respirer,
son cœur battra contre le mien,
tes sensations seront les miennes, 
je ressentirai ta douleur et tes désirs aussi
Je ne pense qu'aux deux passages que tu as choisis, 
que j'ai pu lire,
la douleur d'une période creuse,
laissant place a une nouvelle vie,
une page de sensualité extravertie,
j'ai hâte de t'avaler tout entier,
d'aimer tout en entier,
tes trésors de vérités
sans juger, juste t'apprécier tel que tu es,
Te reconnaître encore une fois,
passer a l’intérieur de toi,
m’apaiser...

Our souls connected,
you and all of us

Trouver une raison au sommeil

Un jour ou je n’étais pas bien, en écoutant Un singe en hiver de Indochine, cette petite chanson m'est venue en tête


il ya des jours ou j'aimerais en finir...
je ne sais plus ce que je fais ici,
il ya des jours ou la vie n'a plus de sens,
et dehors les oiseaux chantent...

pourtant j'aimerais  tellement croire a l'espoir
la  nuit n'est sûrement pas toujours aussi noire
mais les angoisses me prennent beaucoup trop souvent
Dans ma tête je tourne en rond... alors je chante

Trouver une raison au sommeil
se sentir fier au réveil
oh oh ooooh...
redonner un sens a mes rêves
oh oh ooooh...
que je vis ou.. que je crève

Il ya des jours ou on me fait des reproches
je sens  la fin dune vie qui se rapproche
donner un sens a un monde sans repaires
j'aimerais tant qu'on me fasse taire

je cherche un futur qui puisse me pardonner
soigner toutes les blessures que j'ai pu donner
et la nuit j’écoute les chants des oiseaux
ils me chantent un petit air de renouveau

oh oh ooooh... 
redonner un sens a mes rêves
oh oh ooooh...
que je vis ou que je crève