martes, 8 de noviembre de 2011

La piscine

CLAP CLAP
L'eau fait des cercles d'un bleu du fonds
CLAP CLAP
L’eau fait des bulles, une mousse légère
Qui s'échappe comme elle est venue
Des petits êtres, têtes jaunes et vertes
Roses ou oranges
Tournent sur eux mêmes
Ne sachant que faire de leur corps
Ils tapotent l'eau des mains
Qui s'énerve autour d'eux
Mentons qui flottent
Les yeux qui piquent
Les têtes plongent et remontent vite

Mais il ya ce vide qui les attend
Qui guette celui qui perdra pied
Celui qui se dandine, inconscient du danger
Sans prendre garde se jettera en arrière
Personne n'a remarqué sa détresse
Il sombre, ressurgit, le visage crispé
Je l'imagine déjà, bleu et gonflé
Il arrive presque a reprendre pied
Mais ses bras s'agitent, mouvements saccadés

Tout s'est passé très vite
Quelques secondes auront suffit
Qui pour moi semblent une éternité
Quelqu'un t'a récupéré
Ces quelques secondes écoulées
Ne t'ont même pas traumatisé
Tu es juste un peu essoufflé
Et ton reflexe une fois sauvé
Est de resauter dans l'eau




miércoles, 2 de noviembre de 2011

les souvenirs

Comme si je n’avais jamais existé avant eux

Maintenant j’essaie d'exister sans eux

Et j’essaie d’arrêter cette sensation de manque
Sans succès…
Les souvenirs m’assaillent
Me rattachent au passé
Des odeurs, des sensations,
Des bruits
Qui me piquent comme une lame
M’obligent à m’arrêter sur eux
Je ne fais plus le lien entre les souvenirs
Et la suite de ma vie

Certains me donnent la nausée
Un bruit de mots, le périphérique
Une toux, le plafond qui grince

Des chiens d’appartement qui aboient,
La télé et ses jeux abrutis

Une voisine mal en point

Le manque de lumiere,

Le manque d'espace,

Le manque..

certains me donnent envie de pleurer

Fermer les volets en regardant la nuit tomber

Sentir l'odeur du pain en bas,

Entendre les pas dans les escaliers de l'amie qui visite

Parler et rire avec l'amie assise sur le lit

Le téléphone qui sonne, c'est pour moi je le sais

Fermer les deux verrous, sauter les marches

des escaliers, la belle ballistrade vernie

Mais ce vide toujours présent,

C'est en les recherchant, en les retrouvant

ces souvenirs

que ce vide je le comblerai

La déchirure

Peur d'avoir confiance
Peur d'être  méfiante
Ta musique ne m'inspire
Que du désir
Et ma tête est pleine de mystères
J'aimerais pouvoir réfléchir 
A ce que je dis pour te plaire
Mais je me laisse aller comme dans un conte de fées
Quand ton absence me nargue
La forêt s'assombrit 
Ce rêve n'est plus plaisant
Je me sens perdue, isolée, déroutée, effrayée
Je t’ai confié sans préserver
Tous mes secrets
L’amour dans un palace des tourments incompris
Des autres mais pas de toi
A toi je les ai confiés
Un amour enchanté, imaginé, rêvé
Comme le doux clapotement de l’eau sur les cailloux glissants
Ta voix douce sucrée un gout de miel sauvage 
J’en ai beaucoup dit des choses interdites
Mais tout s’est dispersé
Tout est poussière
Tout est cendres
Tu n’es plus la pour m’entendre
La déchirure, rebelle, profonde
Seule a contempler mon incompris fini
Personne pour consoler ma peine
Mon univers s'effondre
L’eau du ruisseau est devenue stagnante
Je n’entends plus le souffle de ta voix murmurant
Des douces notes rassurantes
Dans ma tete c'est le vide inquietant, angoissant,
Je regarde le chat
Assis sur un toit, fixant la pleine lune, 
De son regard intense,De son sixième sens, me signale
Le mal qui m’attend
Un décor sur fond noir
Un ciel sans étoiles
La brise me murmure de me taire,
Mais moi malgré tout je t'aime
Mon héros, ma muse, mon roi
Pas peur d'avoir confiance,
Car toi seul peux comprendre,
Ta presence est dans moi,
Je le pense comme ca

domingo, 18 de septiembre de 2011

le sommeil

C’est dimanche, dehors il fait beau, nous pourrions nous promener, se sentir joyeux.

Mais soudainement je me sens épuisée. Rien ne me fera bouger de ce fauteuil, rien ne me motive a me lever. Tout autour de moi reste inanimé, la guitare, la télé, les taches ménagères inachevées.

 Je ne touche à rien, je me sens juste respirer. Les enfants se chamaillent, je regarde le désordre, les jouets au sol éparpillés. Rien ne me perturbe. J’observe, les paupières lourdes.

Les enfants me disent « on y va ? ».Moi je dis « je n’ai pas envie » « Lorena va vous emmener, moi je vais me coucher. »

Les yeux me brulent. L'air est lourd, je monte m'allonger, je ferme les yeux, je sens les bourdonnements dans ma tête, je pars lentement dans un rêve, je plonge dans un sommeil profond.

Quand je tente de me réveiller Il est tard, je le sens. Les enfants sont rentrés. Le sommeil me rattrape, je lutte, je tente d'ouvrir les yeux, le rêve me ramène a lui, désordonné, inachevé.

Je me lève enfin, mal reposée, et je trainerai ma fatigue tout le reste de la journée…

crying for my sins

Lying on my bed, I lick the tears at the corners of my mouth.
There's so much loneliness here.
I turn my head towards the window, there's a slow-moving cloud, it makes a strange shape, it reminds me of you.

There's so much space around me.
It's you I swear, Its mouth is moving, it's colour's changing.
Its greyness, there's so much sadness inside me.
It looks sad, it looks hurt, it looks so unhappy.
It looks so much like you

There's too much silence around me.
You can't forgive me for what I've done, for my sins
are worse than you leaving me.
There´s so much anguish inside me.

I can see your eyes in that cloud,
blue grey crying out
How can I repair if you cant forgive me, no you cant forgive me
There's nothing left inside me
there's nothing else except me

The cloud has evaporated
the rain is crying out
my tears are running out
it's crying out outside but its drying out inside me

les âmes délaissées

Aujourd'hui, je me trouvais par terre au milieu des jouets qui trainaient et je t'aurais cherché, parmi les soldats désarticulés, les poupées écheuvelées, le cœur brisé, comme cette tirelire au ventre éclaté. J'aurais en moi cette tristesse, ce sentiment d'avoir été abandonnée et négligée.
Irréparables nous gisons ainsi sur le sol, éparpillés.

                                   

Moi la poupée au regard figé, les jambes écartelées. Toi le soldat abimé, figé dans ton élan. Et personne pour nous réunir...
Deux âmes délaissées...
Ce soir on va nous ramasser, nous jeter dans un panier, nous allons suffoquer, on sera séparés.
                       


La nuit toi la fille couchée dans ton lit tu pleures. Un lit devenu trop petit, l'envie de sortir des draps..Tu m'as jetée par terre, et je gis la comme une culotte sale au milieu des winnies l'ourson que forment le tapis. Et tu me regardes m'éloigner de ton cœur.Tu sens l'enfance t'échapper, tu n'as plus peur de dormir seule la nuit, tu resteras éveillée dans le noir et tu écouteras les battements de ton cœur, tu sentiras des sensations nouvelles t'envahir le corps.

                                      

De mes yeux figés je te regarderai, triste de ne plus te protéger, a me demander ce qui me remplacera. Car demain c'est le grand jour. Le jour du ménage de printemps. Tu m'auras ramassée, remise dans le panier et montée au grenier.

Je vivrai dans le noir jusqu'au jour ou tu viendras me récupérer pour la brocante du village. Peut-être ressentiras- tu un peu d'affection pour moi avant notre separation.. peut-être deviendrais-je un objet de décor ou bien je resterai un jouet.

Mon amoureux le soldat tu le mettras dans une boite en carton, avec d'autres personnages réservés aux garçons. A la fin de la vente, l'un continuera à vivre dans la lumière l'autre retournera au grenier. Mais nos âmes seront perdues.
Photos de l'exposition de Annette Messager, Mexico City

domingo, 11 de septiembre de 2011

Le miroir

Elle était assise en tailleur sur le lit défait, légèrement penchée en avant, les coudes sur les genoux, a regarder cette poterie qu'elle avait acheté, pas très convaincue, à un marchand dans la rue, dans le but de décorer cette pièce encore un peu vide, un peu froide, et d'y ajouter une couleur plus locale...Après un moment à se demander pourquoi elle avait choisi cette poterie laquée sans charme particulier, ses yeux se détournèrent pour se poser dans le miroir et rencontrer sa propre image. Elle était étonnée du sérieux qu'elle se trouvait sur le visage, cet air concerné, et elle se trouvait un peu fatiguée. Mais cet air de fatigue donnait a ses yeux un air plus intense, les pupilles semblaient briller plus que d'habitude. Quelque chose avait changé en elle...

Elle se trouvait maigrie ces temps ci, mais ça ne la dérangeait pas. Son buste, ses épaules, ses bras lui donnait un peu un air de danseuse, ce qui la fit sourire car elle avait fait 1 an de danse a 10 ans mais sans conviction et involontairement. Ses parents la trouvait trop garçonne et  pensaient que la danse l'éduqueraient à avoir un comportement plus gracieux. En fait la danse l'avait complexée, elle avait pris conscience de ses maladresses, son corps trop fin, trop grand, son manque d'agilité. Elle avait l'impression qu'à cet âge la on pouvait déjà paraitre élégant et avoir des airs de femme, ce qui ne lui plaisait pas du tout mais d'un autre coté elle les enviaient..

Maintenant elle se rendait compte qu'en fait elle avait une certaine grâce innée qui lui suffisait. Cela lui donnait envie de travailler plus sa posture et de relever plus la tête. Elle s'exerçait devant le miroir..Bien qu'elle trouvait son corps plus féminin qu'avant, elle découvrait que ses muscles ressortaient plus, ça lui faisait penser au corps d'un garçon, un garçon plus jeune qu'elle.. Elle aimait se toucher en se regardant les mains, elle aimait  jouer a se dédoubler en se disant que ses mains n'étaient pas les siennes, mais les mains d'un homme, ou d'une autre femme. La chaleur faisait ressortir les veines des ses mains. Elle se prit les hanches, se croisa les mains sur les épaules, puis les reposa sur son ventre, les doigts écartés. 
Elle se mit à penser à lui et l'imaginait assis en tailleur dans le miroir la regardant, en prenant sa place. Elle se demanda s’il poserait ses mains sur ses genoux, comme elle, ou s’il les joindrait entre ses jambes, ou s’il les poserait des deux cotés de son corps, la tête un peu penchée, tout en s'étudiant. Lui était nu mais elle, ne l'était pas complètement. Elle préférait le corps d’un homme nu assis en tailleur que celui d'une femme. Elle le trouvait élégant et avait envie d’être son corps à lui, d'être dans son corps et avec son corps. Elle voulait le contact de sa peau, elle voulait le contact charnel des deux sexes.

Elle voulait tout d'un coup rejoindre cet homme dans le miroir pour se fondre en lui, s'envelopper autour de son corps, que les sangs bouillonnent ensemble, que les sexes fusionnent. En imaginant ça, elle se caressait pour ressentir les vibrations de son corps, elle voulait sentir sa peau frissonner, elle voulait s'entendre respirer et ressentir le bas de son corps battre comme les tempes de sa tête. Elle regardait son corps réagir à ses propres caresses, et l'érotisme qu'elle dégageait d'elle même la poussait à aller plus loin et imaginer ses caresses a lui..Il sortit du miroir pour la rejoindre et elle ferma les yeux, enveloppée de son aura. Elle se laissa tomber sur le lit et se laissa aller...
paroles d'indochine Les portes du Soir

Amour naturiste un pré rempli de toi



 J'ai rêvé de toi les yeux ouverts, fixant le ciel.
Les couleurs vives de la fin du jour qui s'étirent comme un filet de sang s'assombrissant.
Je m'y attarde jusqu'au soir et j'imagine tes yeux fixés sur moi.
Je marche dans les herbes hautes, elles me chatouillent le corps, je marche a travers elles et j'imagine tes mains, j'imagine tes doigts qui légèrement caressent ma peau.
la chaleur du soleil couchant...je la sens au fonds de moi.
Les légers frissons d'un brun d'herbe dans le cou, c'est le souffle de ta bouche.
Il ya des fleurs de toutes les couleurs.
le rouge des coquelicots, mon cœur qui bat, un flux de sang.
Je me couche, enveloppée de ce pré, inondée d'odeurs sucrées.
Je me laisse caresser par les tiges abondantes de sève, je les touche, je les caresse, je les fais passer entre mes doigts, leur odeur me pénètre les sens;
Au dessus de moi les têtes des coquelicots se penchent et me regardent.
J'aime cette sensation de plaisir solitaire.

Je jouis de cette abondance de couleurs, d'odeurs.
Ton parfum, ta bouche, tout de toi est la, dans cette nature qui m'avale.Maintenant que la pluie a cessé, la nature ne grandira plus et je resterai la a attendre que le soleil  m'assèche.
Je ne me relèverai pas, je m'écorcherai des écorces des arbres.
Les papillons me butineront et iront éparpiller des bouts de moi dans les prés, les clairières.
Les fleurs auront un peu de mon âme et peut-être le vent m'emportera vers toi.

Dans ton jardin je t'attendrai, tu me découvriras, tu me sentiras.
Tu t'occuperas de moi, tu m'arroseras, tu m'épanouiras.
J'embellirai ta vie
J'embellirai ton intérieur.
je me décuplerai
me transformerai en pré, et le matin au réveil je t'aurais enveloppé de mes feuilles humides.
Je t'inonderai de ma rosée, mes pétales se disperseront sur ton corps dénudé.
Tu sentiras mon odeur te pénétrer,
le pollen flottera dans la pièce comme des flocons de neige.
Tu jouiras de ma beauté éparpillée, ma tige te pénètrera et tout recommencera, on se dispersera.

Au dessus de ma tête le ciel est devenu noir, j'ai un peu froid
Tout est calme autour de moi, je suis seule.
Je crois que j'ai rêvé de toi

Paroles sur photos: Indochine. La chevauchée des champs de blés

lunes, 18 de julio de 2011

Dark sweet spring

Lost like the dogs on the hills, lost in a cloud of confusion, confused about the weather, waiting for the seasons to change, but the flowers always smell the same..
I recall my springs abroad, the flowers blooming, the magnificent cherry-trees, the honeysuckle strong smells...Don't cough! Don't sneeze!
the daisies and the yellow daffodils, growing happily in graveyards..the poppies in the field, war heroes my darling...
I remember the ducks quacking by the river, the swans protective of their nests, the black swan drowning the baby geese "leave my territory!" Ducklings jumping off the banks, making riddles in the water..and two males for one female, is this called duck rape?
All that I keep inside in my heart and the early misty mornings..I try not to think of the drownings..
I recall smelling the fresh air as I got out to buy the bread, birds twittering in the trees, old ladies walking with their bags on wheels..Fragile, but determined...They have won one more spring!
Memories of my youth..
But death is creeping everywhere..the flower shops sell their majestic chrisanthemums, perfect for a start to the spring.
The crypt is waiting for me, here's a family reunion, the flowers were changed already. I've come for a visit, a pleasant spring walk in the cemetary.Then we'll go for a bike ride.
How strange and morbid this season is for me...

nightmare of death

She's not far the witch, she's waiting in the backyard, in her back coat..
Her eyes are smiling, they love the sight of my pathetic life..
The eyes of the dark lady are full of malice, oh yes they do love me!
Every day they wish me good luck, the eyes of death wide open above me.."Go away foul beast!"
"I could kill you with my bare hands" but my hands are not part of me, they're suffocating me, I want to leave my skin.It's embarassing me..
But I cant leave you my children, or you may leave with me, because death drags me in...

incognito

They've left the skyscrappers behind, she's sitting next to him on the beach. He wants her to touch the mole on his arm, he is worried of the effect of the sun on it. And she looks at the white rocks erroded by the waves, and she thinks: How can nature be so mean?
She says to him: "Don't worry, you're safe with me"
He guides his hand towards his chest, and he wants her to touch his heart. His heart beats fast,
He says to her: "How long will I still have to live?"
They've left the crowds behind, they're on a deserted beach. She needs to calm him down, make him forget his worries.She wants to dive his eyes into his and make him forget who he is. She feels his face, she softly breathes in his neck, whispers a few words to his ears. He needs to forget who he is. She touches his lips softly, his shoulders smell of the salt of the sea.She licks them and the inside of his neck. He closes his eyes, lies his head backwards on the sand. He's now forgotten all his worries, he's forgotten who he is,
And he says to her: "Now, noone will recognize me"

dans ma lettre j'écrirais..

Dans ma lettre j'écrirais mes doutes, le reve, la tristesse, le désir..viens dans ma tete, viens dans mon coeur..j'ai besoin de tes conseils..et voila ce que tu me dirais:
"Tu vas trop loin, ce ne sont que des illusions".
Et je te répondrais: "c'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empecher d'y croire".
Et je continuerais " La nuit je regarde au dehors, c'est a toi que je pense, dis moi ce que tu en penses, je te crois sur parole, donne moi tes paroles, dis moi ce que je veux entendre".
Tu me dirais: "Je n'aurais pas du tout ouvrir, tu m'as confondu avec un autre, je ne peux plus rien faire pour toi, tu m'as tout dit de toi, mais je ne peux plus rien faire pour toi".
Tout d'un coup c'est le vide autour de moi, j'ai des idées noires, je perds mes moyens, la force folle que j'avais en moi. Je ne peux pas m'empecher d'y penser, la peur d'etre abandonnée, la peur de ne plus me relever. Que je perde le chemin de ma destinée. Je me sens désespérée.
Alors je t'écrirais: "Ne m'abandonne pas, protege moi"
Et toi tu me répondrais " J'ai toujours été la, crois en toi, crois en moi"

sábado, 16 de julio de 2011

le silence de ta voix

Dans cette nuit d'été sans étoiles, la pièce est remplie d'angoisses. Il faudrait encore tout bouger. Il faudrait encore tout changer. Mais la pièce est remplie de vide et les murs blancs m'éblouissent. Ou es- tu, parti comme ca? Tu étais ma lumière, mon aura...
La nuit les étoiles remplissaient le ciel, les lumières de la ville éclairaient les murs, projetaient des ombres magiques.
Perdue.
Mon métabolisme s'est ralenti.
Avant la bougie brillait sur la table basse. Sa flamme avait une couleur orangée, comme le soleil des nuits d'été. Mais maintenant la bougie a un trou et l'intérieur est cramé, la flamme consumée j'aimerais pouvoir la ranimer. Donne-moi une chance, reviens mon ange.
Comme avant les chiens dehors ont recommencé a aboyer. Comme un appel de détresse dans les averses de la nuit. Mais moi je n'écoute que le silence de ta voix. Ce bourdonnement dans ma tete, c'est ton silence. Les lumières de la ville éclairent ton silence. L’air est plein de ce silence.
Et je reste la a le contempler.
Je ferme les yeux, j'essaie de le chasser. Je ressens ce silence dans mon cœur comme la lame d'un couteau aiguisé. Tout d'un coup ma solitude que je chérissais avant devient envahissante, et les murs m'aveuglent de leur blancheur éblouissante.

jueves, 14 de julio de 2011

Le temps

Le temps... on peut s'y noyer dedans, il continue, mais en sachant nager, on peut le contrôler, on peut même l'apprécier, mais moi il me donne froid parfois, il me fait frissonner...
Tous les jours il pleut, toutes les nuits aussi, la pluie a envahi ma vie, je la regarde pensive, passive..L'eau entre par les fissures de la porte, elle s'immisce dans ma vie, et je vois la flaque se former...cette flaque comme tes yeux, j'y plongerais mes sentiments, dans la flaque qui s'agrandit, dans tes pupilles se dilate le temps, on peut s'y noyer dedans, et je m y' introduirais...et je me laisse aller a rêver...
Tes pupilles noires comme un puits de pétrole dans l'océan, laissent une trace indélébile,
Mes pas s'effacent derrière moi sur le sable noir qui brille sous la lumière de la nuit,
Le temps s'efface avec la marée..et la marée efface mes angoisses...mais elles reviennent elles repartent, je recherche la sérénité dans une vague parfaite, des lèvres que je pourrais toucher... je plonge dans tes lèvres, un rouleau, je disparais dedans, tu m'avales, je tourne je tourne, tu me ramènes sur le sable, je suis éreintée de la violence de ton baiser, je veux y retourner, mais la mer se calme, la pluie s'est presque arrêtée chez moi, la flaque est toujours la, comme pour me rappeler le rêve que je viens d'avoir...

la cour, le lointain

Sous le ciel bleu-gris de Paris, sous les toits d'un vieil immeuble sans ascenseur, aux escaliers en bois vernis, elle regarde le lointain derrière les vitres...avec ses bonhommes imaginaires qu'elle dessinait a la va vite, elle partait dans des voyages lointains, intérieurs, des bonhommes tous identiques, il yen avait cent, tous des caractères différents...Elle a arrêté de jouer dans la cour de l'immeuble, ou tout résonnait..On lui avait dit de ne plus faire de bruit, ca gênait les voisins..Il ne fallait pas y amener le chien non plus .Alors a la place, elle promenait le chien le long du cimetière...la ou les voitures n'avaient pas accès, ou les hommes jouaient aux boules.
Elle est toujours seule a regarder derrière les vitres, les géraniums cachent la vue. elle a arrêté d'arroser et elle attend..Elle entend au loin le bruit des voitures, la cour intérieur de l'immeuble sens le pain frais, ca restera son plus beau souvenir..La porte grande ouverte de la boulangerie en bas, l'odeur du pain frais, des pains au chocolat...
Il n'ya plus rien a faire ici, dans cette cour d'adultes ou on entend que le bruit des roues des poubelles...Pour aller jouer il faut aller au parc, la ou est le cimetière...la ou la vie s'est arrêtée, ou la mort est enterrée. Mais ou est sa grand-mère? Elle a été déplacée? On lui dit qu'il n'ya plus assez de place.
C'est silencieux par ici, pas de bruits inutiles, elle aime son quartier, pas de grands immeubles, des petits magasins...le cimetière, ca ne la dérange pas, ce long mur blanc.Ca lui rappelle qu'elle est du bon coté du mur, ca lui rappelle que la mort n'est pas si loin non plus...mais elle ne restera pas la, elle partira quand elle pourra...elle le laissera la, elle laissera l'immeuble ou elle a grandit, la pièce ou elle a grandit, avec ses rêves, ou il n'y avait pas beaucoup de place pour le reste, ni pour elle...Elle attend que les géraniums meurent et elle partira.

domingo, 26 de junio de 2011

Les yeux fixés au ciel

Les vagues qui éclatent en rouleaux de sang c’est ce qui me ramène a la violence´
D’un pays qui me semble en transe
Mais moi je continue de rêver a mon passé a ce que j’aurais pu faire
...  des regards qu'on m'a jetés, des remarques accablantes
Sur mon avenir sur ma vie,
À ta voix les traces dans le sable me guident pour me conforter
Ta présence une réalité
Tes paroles m'apaisent me calment...
Le soleil ici continue de briller, la chaleur continue de frapper,
J’ai l'impression que je fonds, je me désintègre,
Les enfants sur la plage jouent, innocents insouciants
Si une vague vient pour les emporter je ne saurai les rattraper
J’ai les yeux fixés au ciel, a attendre les nuages, pour pouvoir reprendre conscience
Que la terre a besoin de moi,
J'attends que la pluie réveille mes sens parce que cette chaleur m'accable....
Continue de chanter, continue de humer et siffler
Éclate moi, transperce moi, enraille moi, enfouis moi de tes paroles de ta voix
Donne moi un peu de ton âme illumine moi de ton aura...ouvre moi, découvre moi.

Mon jardin de paradis

La terre qui me pousse vers toi
Le ciel qui me tend les bras
La lumière des étoiles
L’abime des feux sous moi
Et j'ai froid
Protège-moi, en haut en bas
Mes yeux qui brillent pour toi
De la couleur des mers chaudes, du ciel sans nuages
Je te sers fort dans mon jardin imaginaire
Mes lèvres rouges comme des fleurs de sang t'appellent
Ton corps si chaud qui dans mes bras s'emmêle
Nous les amants purs inconquis de ce jardin de paradis
Sous la lumière des étoiles,
Plus de terre, plus de ciel
L’herbe dans nos cheveux ébouriffés
Le soleil dans nos yeux égarés
Retourne-moi lentement que tu puisses voir
Mes courbes une dernière fois
Avant de repartir, de t'évaporer
J'ai besoin de toi comme un ange de sa lumière
Et le soir je fais cette prière, que je puisse conquérir tes rêves
Que cette terre me porte en toi
Que ce ciel veille sur moi
Que l'abime des feux s'éloigne
Que je n'ai plus froid
 

14 phrases tirées de Just Kids de Patti Smith

Voila quelques phrases tirees de Just Kids...  Des phrases qui m'inspirent ou auquelles je m'associe, pour une raison ou pour une autre.. des phrases qui m'ont marquées.. je me reconnais beaucoup de points communs avec elle aussi, mais aussi avec lui, Robert Mapplethorpe. Pas ses excés, mais sa vulnerabilite intérieure...
Comme je le lis en anglais je les traduits mais a ma maniere puisque je ne connais pas la version francaise..

1."Iwas a dreamy somnambulant child"

J'etais un enfant reveur, somnambulant

2."wear a skirt!" Mets une jupe!

3."I protested vehemently and announced that Iwas never going to become anything but myself, that I was of the clan of Peter Pan and we did not grow up."

Je protestais avec vehemence et annoncait que je ne deviendrais jamais rien d'autre que moi meme, que j'etais du clan de Peter Pan et qu'on ne grandissait pas.

4."I was hopeful he would be my boyfriend, but as it turned out, that was an improbable expectation. I would never serve as the source of his inspiration, though in attempting to articulate the drama of my feelings, I became more prolific"

"J'esperais quil devienne mon petit ami, mais comme il s'en fut, ca restait une attente improbable. Je ne serais jamais la source de son inspiration, bien quen essayant d'articuler le drame de mes sentiments, je suis devenue plus prolifique dans mes poemes"

5."surrounded  by unfinished songs and abandonned poems"...He said to me "when you hit a wall you just kick it in"

"entouree de chansons pas finies et des poemes abandonnes...Il me disait: quand tu buttes dans un mur, tu donnes un coup de pied dedant
6."I dont even know what Im doing, but I cant stop doing it. I'm like a blind sculptor hacking away.

"Je ne sais meme pas ce que je fais, mais je peux pas arreter de le faire. Je suis comme un sculpteur aveugle martelant a tout va7."everything distracted me but most of all myself"

j'etais distraite par tout, mais plus que tout par moi meme.

8."I lived in heightened chaos"

Je vivais dans un chaos grandissant
9."I wanted to be an artist but I wanted my work to matter"

Je voulais etre un artiste mais je voulais que mon oeuvre compte
10."He was his own first male subject. No one could question him shooting himself. He had control. He figured out what he wanted to see by seeing himself"

Il etait son propre sujet masculin. Personne ne pouvait le questionner sur ses photos. Il avait le controle. Il savait ce quil voulait voir en se voyant lui meme.
11."I remember passing shopwindows with my mother and asking why people didn't kick them in"

Je me souviens qu'en passant les vitrines des magasins je demandais pourquoi les gens leur donnait pas des coups de pied dedant
12."I struggled to suppress destructive impulses and worked instead on creative ones"

j'avais du mal a refouler mes impusions destructrices et a la place je decidais de travailler a mes impulsions creatives..
13."With Sam I could be myself. He understood more than anyone how it felt to be trapped in one's skin"

14.A propos de Lou Reed "I immediately related to the music.."

Immediatement je midentifiais a la musique.."

La mer La terre Le ciel Tes yeux

tout est incroyable ici...le vent vient 3 fois par an, puis c'est la tempête, la mer est chaude et limpide puis c'est la terreur, des vagues diaboliques, la terre germe puis elle tremble et fracasse, c'est la guerre des éléments, et pourtant je tourne sur moi même mais a moi il ne m'arrive rien, je touche la terre, lève les yeux au ciel, oui je sais faire tout ca sans avoir peur, je m'en veux d'être si misérable et vaine...je cherche tes yeux, plein de tout ce qui me touche, il ya cette terre et ce ciel mais j'y vois enfin les couleurs et je palpe leur odeur, mais regarde derrière toi, la mer me donne des cauchemars, elle nous rattrape, le vent nous pousse vers le vide, et je me raccroche a tes yeux pour ne pas oublier que je suis connectée a cette terre a ce ciel et je te regarde intensément ,je ne veux pas que tu te retournes, parce que je tomberais, c'est malheureux de rester la a attendre, viens rejoins moi je rentrerai dans tes yeux, qu'est ce que tu vois maintenant a travers moi? C’est mon monde, comment te sens-tu? Tu vois a travers moi, ca te fait quoi? Transporte moi la ou tu veux et on ne tombera pas, cette mer ce ciel et cette terre nous supportera encore un peu.

L'absence

Quand tu fais tes petites fugues, sans savoir si tout va bien, ils t'aiment tous, intouchable, adorable, flottant sur nos ondes...C'est ta voix, pure essence, enivrante, veloutée...irrésistible?
Souvenirs indélébiles..tu hantes nos pensées, nous pauvres pervers qui fantasmons...Ton âme...l'illusion de te connaitre..Tu n'es pas a moi, ou a eux...j'ai peur quand tu pars, mais de quel droit je t'ordonne de revenir? Vas-tu te transformer en joli papillon ou te camoufler comme un caméléon?
Perdus sans toi, comme orphelins...corrompus de toi...sans toi nous ne voyons rien...privés de ta lumière, asphyxiés sans ton oxygène, déshydratés sans l'eau de ta bouche, on étouffe, ton air nous manque..Fanés, sans couleurs, les ronces envahissent les jardins, arrache nous pour qu'on repousse. Donne nous ta sève pour qu'on grandisse avec toi...
Et moi j'attends ton retour, sans savoir, sans penser, et moi je t'attends, toujours, c'est pour ca que je suis née, je ne pourrai plus jamais prétendre...

La colline et toi

En bas il ya la ville, les structures déformées, collées les unes aux autres dans un désordre organisé, les maisons font face a la colline, les lignes téléphoniques grésillent au dessus des toits malformés, il ya au milieu de cette masse une grosse toile bleue qui domine la vue, c'est le cirque.et un peu plus loin, des tours, avant-gardistes, qui se tiennent la comme des lego, il ya ci et la des chantiers, ou se construisent plus de maisons, du béton, gris et cru.

de l’autre coté de la colline, en bas et bien plus loin, il ya les routes, les intersections, les feux, les tours géantes du centre...et encore bien plus loin quand le ciel est découvert, les montagnes qui entourent la vallée, saturée de toutes ces structures, dépouillée de sa nature pour accueillir l'humanité..

Mais moi la ou je suis, je ne ressens pas l'air chaud qui étouffe les poumons, je ne ressens pas la grisaille, je ne sens pas les fumées toxiques, au contraire je respire, je n'entends que le bruit de la nature; dans la distance les sons des hauts parleurs, parfois les éclatements de feux d'artifice, la musique des fêtes locales qui fait écho dans la foret...
Dans ma marche, je sens les herbes sous mes pieds, les arbres bougent au dessus de ma tete, je me baisse pour m'amuser a attraper quelques sauterelles, il ya un petit groupe de chiens errants qui me regardent du haut de leur sentier qui mène a une maison un peu suspecte. Ils me connaissent, ils connaissent mon chien, s'aventurent a jouer avec, sans s'approcher de moi, peu téméraires, plutôt timides, mais protecteurs de leur territoire..

je monte au sommet, pour y trouver le sanctuaire, un lieu sacré, entretenu avec soin; des petites offrandes, des fleurs, déposées délicatement dans un cercle entouré de pierres...dans cette colline, je retrouve une paix intérieure, mêlée a une mélancolie, une solitude qui me plait...

J'essaie de me ressourcer mais la vie la bas me rappelle, je n'ai pas beaucoup le temps, et je pense a toi que j'aimerais connaitre, parce que tu es aussi intemporel que cette colline, parce que mon âme est connectée a la tienne comme elle est connectée a cette colline, parce que cette attirance est aussi mystérieuse...

A travers les intempéries tu te renouvelles, comme cette nature, défiante au monde extérieur, parfois abimée par des agressions, mais indestructible, une âme intacte...