domingo, 26 de junio de 2011

Les yeux fixés au ciel

Les vagues qui éclatent en rouleaux de sang c’est ce qui me ramène a la violence´
D’un pays qui me semble en transe
Mais moi je continue de rêver a mon passé a ce que j’aurais pu faire
...  des regards qu'on m'a jetés, des remarques accablantes
Sur mon avenir sur ma vie,
À ta voix les traces dans le sable me guident pour me conforter
Ta présence une réalité
Tes paroles m'apaisent me calment...
Le soleil ici continue de briller, la chaleur continue de frapper,
J’ai l'impression que je fonds, je me désintègre,
Les enfants sur la plage jouent, innocents insouciants
Si une vague vient pour les emporter je ne saurai les rattraper
J’ai les yeux fixés au ciel, a attendre les nuages, pour pouvoir reprendre conscience
Que la terre a besoin de moi,
J'attends que la pluie réveille mes sens parce que cette chaleur m'accable....
Continue de chanter, continue de humer et siffler
Éclate moi, transperce moi, enraille moi, enfouis moi de tes paroles de ta voix
Donne moi un peu de ton âme illumine moi de ton aura...ouvre moi, découvre moi.

Mon jardin de paradis

La terre qui me pousse vers toi
Le ciel qui me tend les bras
La lumière des étoiles
L’abime des feux sous moi
Et j'ai froid
Protège-moi, en haut en bas
Mes yeux qui brillent pour toi
De la couleur des mers chaudes, du ciel sans nuages
Je te sers fort dans mon jardin imaginaire
Mes lèvres rouges comme des fleurs de sang t'appellent
Ton corps si chaud qui dans mes bras s'emmêle
Nous les amants purs inconquis de ce jardin de paradis
Sous la lumière des étoiles,
Plus de terre, plus de ciel
L’herbe dans nos cheveux ébouriffés
Le soleil dans nos yeux égarés
Retourne-moi lentement que tu puisses voir
Mes courbes une dernière fois
Avant de repartir, de t'évaporer
J'ai besoin de toi comme un ange de sa lumière
Et le soir je fais cette prière, que je puisse conquérir tes rêves
Que cette terre me porte en toi
Que ce ciel veille sur moi
Que l'abime des feux s'éloigne
Que je n'ai plus froid
 

14 phrases tirées de Just Kids de Patti Smith

Voila quelques phrases tirees de Just Kids...  Des phrases qui m'inspirent ou auquelles je m'associe, pour une raison ou pour une autre.. des phrases qui m'ont marquées.. je me reconnais beaucoup de points communs avec elle aussi, mais aussi avec lui, Robert Mapplethorpe. Pas ses excés, mais sa vulnerabilite intérieure...
Comme je le lis en anglais je les traduits mais a ma maniere puisque je ne connais pas la version francaise..

1."Iwas a dreamy somnambulant child"

J'etais un enfant reveur, somnambulant

2."wear a skirt!" Mets une jupe!

3."I protested vehemently and announced that Iwas never going to become anything but myself, that I was of the clan of Peter Pan and we did not grow up."

Je protestais avec vehemence et annoncait que je ne deviendrais jamais rien d'autre que moi meme, que j'etais du clan de Peter Pan et qu'on ne grandissait pas.

4."I was hopeful he would be my boyfriend, but as it turned out, that was an improbable expectation. I would never serve as the source of his inspiration, though in attempting to articulate the drama of my feelings, I became more prolific"

"J'esperais quil devienne mon petit ami, mais comme il s'en fut, ca restait une attente improbable. Je ne serais jamais la source de son inspiration, bien quen essayant d'articuler le drame de mes sentiments, je suis devenue plus prolifique dans mes poemes"

5."surrounded  by unfinished songs and abandonned poems"...He said to me "when you hit a wall you just kick it in"

"entouree de chansons pas finies et des poemes abandonnes...Il me disait: quand tu buttes dans un mur, tu donnes un coup de pied dedant
6."I dont even know what Im doing, but I cant stop doing it. I'm like a blind sculptor hacking away.

"Je ne sais meme pas ce que je fais, mais je peux pas arreter de le faire. Je suis comme un sculpteur aveugle martelant a tout va7."everything distracted me but most of all myself"

j'etais distraite par tout, mais plus que tout par moi meme.

8."I lived in heightened chaos"

Je vivais dans un chaos grandissant
9."I wanted to be an artist but I wanted my work to matter"

Je voulais etre un artiste mais je voulais que mon oeuvre compte
10."He was his own first male subject. No one could question him shooting himself. He had control. He figured out what he wanted to see by seeing himself"

Il etait son propre sujet masculin. Personne ne pouvait le questionner sur ses photos. Il avait le controle. Il savait ce quil voulait voir en se voyant lui meme.
11."I remember passing shopwindows with my mother and asking why people didn't kick them in"

Je me souviens qu'en passant les vitrines des magasins je demandais pourquoi les gens leur donnait pas des coups de pied dedant
12."I struggled to suppress destructive impulses and worked instead on creative ones"

j'avais du mal a refouler mes impusions destructrices et a la place je decidais de travailler a mes impulsions creatives..
13."With Sam I could be myself. He understood more than anyone how it felt to be trapped in one's skin"

14.A propos de Lou Reed "I immediately related to the music.."

Immediatement je midentifiais a la musique.."

La mer La terre Le ciel Tes yeux

tout est incroyable ici...le vent vient 3 fois par an, puis c'est la tempête, la mer est chaude et limpide puis c'est la terreur, des vagues diaboliques, la terre germe puis elle tremble et fracasse, c'est la guerre des éléments, et pourtant je tourne sur moi même mais a moi il ne m'arrive rien, je touche la terre, lève les yeux au ciel, oui je sais faire tout ca sans avoir peur, je m'en veux d'être si misérable et vaine...je cherche tes yeux, plein de tout ce qui me touche, il ya cette terre et ce ciel mais j'y vois enfin les couleurs et je palpe leur odeur, mais regarde derrière toi, la mer me donne des cauchemars, elle nous rattrape, le vent nous pousse vers le vide, et je me raccroche a tes yeux pour ne pas oublier que je suis connectée a cette terre a ce ciel et je te regarde intensément ,je ne veux pas que tu te retournes, parce que je tomberais, c'est malheureux de rester la a attendre, viens rejoins moi je rentrerai dans tes yeux, qu'est ce que tu vois maintenant a travers moi? C’est mon monde, comment te sens-tu? Tu vois a travers moi, ca te fait quoi? Transporte moi la ou tu veux et on ne tombera pas, cette mer ce ciel et cette terre nous supportera encore un peu.

L'absence

Quand tu fais tes petites fugues, sans savoir si tout va bien, ils t'aiment tous, intouchable, adorable, flottant sur nos ondes...C'est ta voix, pure essence, enivrante, veloutée...irrésistible?
Souvenirs indélébiles..tu hantes nos pensées, nous pauvres pervers qui fantasmons...Ton âme...l'illusion de te connaitre..Tu n'es pas a moi, ou a eux...j'ai peur quand tu pars, mais de quel droit je t'ordonne de revenir? Vas-tu te transformer en joli papillon ou te camoufler comme un caméléon?
Perdus sans toi, comme orphelins...corrompus de toi...sans toi nous ne voyons rien...privés de ta lumière, asphyxiés sans ton oxygène, déshydratés sans l'eau de ta bouche, on étouffe, ton air nous manque..Fanés, sans couleurs, les ronces envahissent les jardins, arrache nous pour qu'on repousse. Donne nous ta sève pour qu'on grandisse avec toi...
Et moi j'attends ton retour, sans savoir, sans penser, et moi je t'attends, toujours, c'est pour ca que je suis née, je ne pourrai plus jamais prétendre...

La colline et toi

En bas il ya la ville, les structures déformées, collées les unes aux autres dans un désordre organisé, les maisons font face a la colline, les lignes téléphoniques grésillent au dessus des toits malformés, il ya au milieu de cette masse une grosse toile bleue qui domine la vue, c'est le cirque.et un peu plus loin, des tours, avant-gardistes, qui se tiennent la comme des lego, il ya ci et la des chantiers, ou se construisent plus de maisons, du béton, gris et cru.

de l’autre coté de la colline, en bas et bien plus loin, il ya les routes, les intersections, les feux, les tours géantes du centre...et encore bien plus loin quand le ciel est découvert, les montagnes qui entourent la vallée, saturée de toutes ces structures, dépouillée de sa nature pour accueillir l'humanité..

Mais moi la ou je suis, je ne ressens pas l'air chaud qui étouffe les poumons, je ne ressens pas la grisaille, je ne sens pas les fumées toxiques, au contraire je respire, je n'entends que le bruit de la nature; dans la distance les sons des hauts parleurs, parfois les éclatements de feux d'artifice, la musique des fêtes locales qui fait écho dans la foret...
Dans ma marche, je sens les herbes sous mes pieds, les arbres bougent au dessus de ma tete, je me baisse pour m'amuser a attraper quelques sauterelles, il ya un petit groupe de chiens errants qui me regardent du haut de leur sentier qui mène a une maison un peu suspecte. Ils me connaissent, ils connaissent mon chien, s'aventurent a jouer avec, sans s'approcher de moi, peu téméraires, plutôt timides, mais protecteurs de leur territoire..

je monte au sommet, pour y trouver le sanctuaire, un lieu sacré, entretenu avec soin; des petites offrandes, des fleurs, déposées délicatement dans un cercle entouré de pierres...dans cette colline, je retrouve une paix intérieure, mêlée a une mélancolie, une solitude qui me plait...

J'essaie de me ressourcer mais la vie la bas me rappelle, je n'ai pas beaucoup le temps, et je pense a toi que j'aimerais connaitre, parce que tu es aussi intemporel que cette colline, parce que mon âme est connectée a la tienne comme elle est connectée a cette colline, parce que cette attirance est aussi mystérieuse...

A travers les intempéries tu te renouvelles, comme cette nature, défiante au monde extérieur, parfois abimée par des agressions, mais indestructible, une âme intacte...