lunes, 25 de enero de 2021

L'espoir

 Le monde évolue sous nos yeux, les journaux racontent, inventent les verites, la religion s'en mêle, la seule antiquité de toutes ces années.

Tous les hommes qui nous gouvernent règnent dans leur mensonges et j'en oublie leur noms. Partir dans l'espace et ne voir que du noir.

Ma ville est calme ce matin, les enseignes figees ne sont pas allumees, les voitures passent sous ma fenêtre comme un défilé mortuaire.

A la gloire de dieu, les clochers silencieux, les portes ouvertes de l'église laissent passer l'air humide dans cette ambiance rance et vide.

Un ange et le diable jouent aux cartes dans la petite paroisse, la reine et le roi se regardent en face, les valets sur la table, face cachée.

Un ecureuil arrive de nul part, sur le trottoir de la rue ou je gare ma voiture, avec mon cafe à emporter, je le regarde assise sur un banc.

Il pleut mais le soleil ambré découvre un arc-en-ciel qui bientôt se dissipe sous un léger brouillard, juste la grisaille qui tombe sur le village.

Des couples marchent vite, je dois les éviter, le masque sur mon visage cache mon anxiété, mes yeux veulent sourire, mais ils fixent le vide.

Dans mon casque,tu chantes l'espoir, tu chantes la tolérance, le nombre des sans-abris a doublé en huit ans, on vit dans un monde égoïste.

Dans mon jardin secret je cultive de belles fleurs que je distribuerai, le ferai sans retour, je ne veux pas d'honneur, j'ai appris ça de toi.

Je suis Paris, Nice, Manchester, Londres et Beyrouth, et je suis Samuel Paty. Le sol restera tâché de leur sang pour toujours, non on oubliera jamais.

Nous sommes en Novembre 2020, plus qu'un mois, on attend, il n'y aura pas de retour a la vie comme on la connaissait, 

Il y avait un avant, il y aura un après,

Les jours meurent, nous resterons,

Plus forts nous reviendront. 

Préparés, nous vaincront.

Et moi j'attendrai patiemment, 

Je continuerai de t'aimer,

Je sais que je te reverrai,

Je planifierai ma vie selon.


domingo, 24 de enero de 2021

Un père et sa fille

 Un père est spécial pour sa fille. Il n'y a qu' un homme qui reste dans son coeur fidèle toute sa vie. Même avec la distance, le lien qui les unit est le plus fort. Il est unique.

Les livres qu'il lit, les musiques qu'il écoute l'imprègne quoi qu'elle lui dise. Et sans se l'avouer, elle en est fière.

Par besoin de s'affirmer, de se révéler à elle-même elle cherche ses inspirations ailleurs, à l'opposé de ses goûts mais en fin de compte elle répète ce que son père lui a montré. Elle prend exemple, se veut à égalité. Elle veut lui enseigner à lui aussi ce qu'elle sait et ce qu'elle aime, lui faire comprendre qu'ils sont pareils, dans la passion et l'intellect. C'est un lien unique et fort que personne ne peut briser, même pas le temps. Elle se joint à lui pour ses causes, et apprend ses valeurs, en fait dans son jardin secret elle le vénère. Plus tard elle continuera son œuvre, elle défendra ses causes, voudra qu'il soit fier d'elle. Elle lira ses livres et s'ouvrira à sa musique.


Ils peuvent rester des jours sans rien se dire d'important, mais il y a toujours un moment où ils se parleront, d'une chose qu'elle ne réserve que pour lui. Un pere est un merveilleux confident. Elle est en confiance, elle se sent libre et aimée parce qu'il respecte son intimité. On sait qu'il ne cherchera pas plus loin que ce qu'elle lui a déjà donné.


Elle ne s'émancipe pas de lui, dans son coeur c'est encore sa petite fille. Elle lui montrera qu'elle ne changera pas pour lui. Elle sentira sa sensibilité, sa fragilité l'émouvera. Ils resteront complices de leurs jeux, leurs rires, et plus le temps passe, plus elle le protègera.

I thought I lived a dream


 I thought I lived a dream,

Who would have known 30years ago

I had a link it was easy, it was magic

Between fantaisy and reality

Hiding behind the screen, no insecurities

But there was more to it

So listen to me 

I could see it all

Interferences and perversities

Manipulations and all the legal words

The net can offer to describe all this

I didn't deserve it, this negativity

 But I was fierce to protect my connexion with you 

This proximity, this intimacy,

Too much jalousy broke the charm, 

Gave me the alarm,

Broke my dreams, evaporated

So I gave them what they wanted

I gave up what made it so special

What made me so special

I gave up the links

I gave up my dreams

I told you, tried to explain to you

Tried to rationalise 

But you didn't see it

Didn't want to see it

Maybe it was irrational and too sentimental

I confused you, went beyond the line

Your attention gave me the wrong signals

And I believed I was 15 again

Looking at your posters, kissing you on the lips

I thought I could make dreams happen

In this virtual world and in your universe

Let me sink further, fall into the hole

The world didn't want t know 

How important it was for me

And how unfair it had all become

The world was too busy getting your attention

All for one one for all not in my opinion

I was getting what they wanted

I became what they wanted

I wanted revenge I had no sympathy

Until justice was done I was going to fight

Living in an attic feeling sad

More and more isolated

Tracking in return looking for clues

Tracked and trapped I wanted to die

How ridiculous you all turned against me

I was ashamed, I kept going

I wanted to deserve what I got

I became a warrior, your public ennemy.

I wanted forgiveness, you stopped communicating

I was like a herpes, a bad weed, your nightmare

I needed to go, get out of here, leave you alone

I begged you every day to make me know

You had other priorities

You must think I am mad

I knew I was throwing my life away

You had better things to do

I was a little girl trapped in my body

My days were meaningless, I was so obsessed 

Lost track of reality, lost myself, lost you and my family

I know I could have been a friend

I know it will never be the same

I know it's me, I'm so ashamed

Don't forget me, don't let me go

It will never be the same but I 'll try

I'll try I promise…

And I'll never forget the things you did for me


Les Philippines

 Manille. La ville immense. Les rues en marge des grands boulevards abondent d'enfants,  certains nus. Certains nous suivent. J'ai de la peine. Je veux leur donner. Je me limite à une rue en sortant de l'hôtel pour ne pas m'éloigner des sentiers battus. Les taxis s'arrêtent. Les tucs tucs m'appellent. Le lendemain, on prend un avion pour Cebu. On part à la gare. On trouve un car qui va nous amener très loin d'ici, a l'autre bout de l'île. Destination Bantayan une autre île, toute petite. On part mes enfants et moi. Je me suis trompée de car. Il n'y a pas la clim, il s'arrête à tous les villages. On va mettre 12 heures. On arrive en pleine nuit. Un de mes fils a été malade deux fois. On est tous serrés. Je ne sais pas ou il faut s'arrêter, ou on va dormir. Au bout du voyage, le bus nous arrête devant un hôtel dans un village pas loin du port. Il est ouvert. On est sauvés. Le matin on prend un bus pour le port. Il yen a qu'un, il ne faut pas le louper. Tout se passe bien. La traversée est calme. On est enfin arrivés. 


C'est 8 mois après le typhon Haiyan, le 3 novembre 2013. Je n'ai rien planifié. On nous propose des hôtels. Il yen a un qui me plait. C'est des bungalows.

On est bien. Il ny a presque pas de touristes. Les seuls occidentaux sont des gens qui vivent aux Philippines, mariés à des philippines. 

Mer translucide, plages désertes, débris. Silence. Tentes, enfants. Ciel lourd, chargé. Toit de fer, bruit de la pluie torentielle, incessante. L'Orage avance comme un canon et charge. La pluie s'abat sur les toits corragus. Plus d'électricité. Nous on a de la chance. On a un générateur. Dans ces iles il y a toujours le risque de l'écroulement, du déracinement, de la mort. On vit avec, on sourit de douceur, de tendresse. 

Le lendemain, on a emprunté des vélos pour quelques pesos. On s'est amuse avec des enfants sur une plage. L'école était annulée. On a fait des jeux en anglais. On a joue au foot avec des noix de coco. C'était beau et attendrissant.


Le jour suivant, ciel bleu dégagé de toute menace. Un petit bateau nous amène à Paradise Island. Le sable est blanc comme de la neige fraiche. Toi tu montes dans la barque amarrée, te prends les pieds dans les filets. 

De retour sur notre île, un scooter nous fait faire le tour. On passe à travers les camps des Nations Unis, qui hébergent les victimes de Haiyan dans des tentes. On arrive dans la capitale, on trouve une clinique, on t'enlève tes points de souture. A Manille, tu avais glissé et t'étais ouvert le menton sur le bord de la piscine. Ils se sont tous bien occupes de toi. La clinique n'a pas demandé d'argent. On a fait une donation. 


On devait rester 5 jours à Bantayan. On y est restés 15 jours. Les patrons de l'hôtel nous ont logé dans une belle suite en haut de chez eux puis transférés dans un autre bungalow. 

Finalement on est repartis. Quelques jours apres la tempête. C'etait une expérience unique, inoubliable...comment oublier ces sourires, ces gens doux et calmes, à l'opposé de leur passé. 


Courir à Shanghai


 Je courais dans la grande ville le soir, sous les lumières de la promenade en bordure du Hangpu. D'un côté et de l'autre du fleuve, Pudong la cité moderne et Puxi la coloniale française. Shanghai traversé par ce long serpent déambulant, du Yangtse a la mer. Des ponts changeaient de couleur au dessus du fleuve au rythme d'une musique sortie de nul part. La projection de couleurs arc-en-ciel, le mouvement perpetuel de la pierre, la célébration d'un monde moderne. De vieux hommes s'étiraient lentement devant le soleil couchant. La lenteur de leur gestes clashait avec le reste. Je ne m'arrêtais pas. La sueur me coulait dans le cou, mais j'aimais ça, le résultat de l'effort intense. Je cherchais plus loin, plus vite la musique dans mes écouteurs. Toujours la meme. J'avais une playlist, de tous les remix du groupe qui me porte. Ou bien je jouais un album entier, toujours le meme. Les cyclistes me doublaient, et moi je doublais les coureurs. Les lumières se refletaient sur les flaques endormies, sur le fleuve, illuminaient la ville sous le ciel d'encre. L'air etait leger, la nuit était l'amie, il n'y avait aucune peur. 


La journée en pleine chaleur je courais. Pas un brin de vent, mais un ciel de plomb, jamais le soleil ne laissait passer les rayons. Mes idées devenaient claires, j'imaginais des chorégraphies, mes élèves dansaient sur tes musiques, sur les morceaux que j'écoutais. 

Courir toujours plus loin, c'est comme vivre un peu plus fort. Les yeux fixés sur la ligne droite, pousser les limites de la ligne d'arrivée. Je passe des rangées de fleurs et de bambous, des roseaux, des nénuphars. Les lotus abondent dans les étangs, qui meurent et ressuscitent. Les enfants dans leurs habits du dimanche, sur leur trottinette ou vélo, certains se propulsent dans la course, et les bras tendus d'un papa pour l'attraper un peu plus loin.

Tout autours de ma bulle musicale il ya de la vie, des jeunes couples se font photographier surement pour un mariage, ou des jeunes filles et garçons font un film, surement des étudiants pour un projet d'art. Ils sont tous beaux. Le souffle régulier sur le remix Station 13, la course effrénée sur quelques mètres, le long du quai, accompagnée du son grave qui sort des gorges des péniches conteneurs.

Je suis invincible contre l'air lourd, le cœur puissant, l'impression de rester vivante.  



martes, 21 de julio de 2015

Lecture de L'homme Assis Dans Le Couloir, Marguerite Duras

Juste un passage, sur la musique d'Underworld
https://youtu.be/-gIlyaPivsY



L'HOMME ASSIS DANS LE COULOIR (Marguerite Duras) - part 01

Avec : Sarah Crépin et les voix de Jacques Dutronc et Tal Beit-Halachmi

 https://youtu.be/K-L6FMJYi9c


Part2

https://youtu.be/GDyrhCFWmnY

lunes, 20 de julio de 2015

La fille derrière la vitrine


A Shanghai on voit des vitrines avec des filles qui attendent... Inspiré de la chanson Black City Parade, Indochine.. et de l'audio sur le  remix de Shane Stoneback Black City Parade
https://soundcloud.com/ginie2/la-fille-derriere-la-vitrine

De l’autre côté du trottoir, il s’approche, la pluie bat sur le sol, il cherche à se protéger, il est attiré par les néons derriere les vitrines, il me voit, Il ya dans la ville des restes d’opium et des talons aiguilles qui résonnent au dela des murs, comme l’horloge d’une machine à remonter le temps dans un film noir et blanc, mes yeux ont croisé son regard.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’éduquerai à ma manière de vivre, je t’éduquerai les yeux bandés,
Tu découvriras les rues innondées d’odeurs, tu les reconnaîtras, je te guiderai vers le bas,
Sous les caresses de mes doigts, tu n’auras pas peur, comme un chat tu te frotteras à moi.

Au dessus des nuages de la mer de Shanghai, le ciel découvre le bleu de mes ardeurs, ressentir la pluie sur mes lèvres et l’étherale vapeur de la nuit  qui étouffe mes pleurs, et plane au dessus des toits, suivre la grâce de tes pas dans le noir ou l’on s’enfouit pour disparaitre et échapper aux regards.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’éduquerai à ma maniere de vivre, je t’éduquerai les yeux bandés,
Je guiderai tes pas au fonds d’une ruelle, on fera un pacte de vie,
De ne plus jamais respirer l’air fétide de la ville qui s’infiltre dans nos chairs.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’emmènerai dans ma chambe au milieu du béton,
Tout en haut sous les toits du 32ème étage, nous monterons le coeur battant les marches quatre a quatre,
Nos pas résonneront comme dans les aiguilles d’une horloge à remonter le temps

Je te donnerai la vue sur la lune orangée, une lune matinale qui veillera sur toi et éclaboussera ta peau  d’une lumiere dorée, ton corps endormi étendu sur mon lit, le sexe encore droit d’ébats sans toits ni loi, mes mains effleurant ton visage, la caresse de l’aube, des larmes argentées coulant dans ton cou, l’amer retour à la réalité, comme de la poussière d’ange tu vas t’évaporer.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, sa far away la-bas,
Derriere les vitrines, des jambes sans fin croisées sur de longs tabourets,
A peine recouvertes d’une chemise fine de soie,
Tu m’emporteras dans ton monde étoilé,

De l’autre côté du miroir il repart, la pluie bat sur le sol, dans la flaque je vois le reflet de son âme, Il n'est qu’un mirage, une lubie d’un esprit imbibé jour et nuit de sa voix  que j’écoute, la tête tournée vers le ciel, je souris, un jour je sais qu’il s’ouvrira à moi et nous pourrons respirer l’air que l’on a partagé le jour ou nos lèvres ont scellé un pacte de beauté éternelle.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Main dans la main on volera au dessus des nuages,
Sans me retourner, sans me préoccuper de cette vitrine cassée
Que des gens malhonnètes voudront que je remplace,

Car toi jamais je ne te remplacerai.