viernes, 27 de febrero de 2015

L’arbre de la vie




Il manque un peu de branches à l’arbre,
Tombée durant un hiver froid.
L ’arbre de la souffrance.
Un printemps s’annonce comme tous les ans,
l’arbre bourgeonnant se renouvelle.
L’arbre de l’espoir.
Un cerisier, chêne ou prunier,
Il porte les fruits de tes efforts, de ta bonté.
L’arbre fleurissant se levant vers le ciel, il cherche des réponses.
Il reçoit pluie de tristesse, orages mecontents,
Et pleurant de sa sève, Il combat sa peine, solitaire et tremblant.
Il cherche la foi, l’arbre, au fil des ans deviendra sage.
La branche a repousse et accueille des nids,
Sur elle se repose une chouette qui de ses yeux fixe,
La lune ronde qui entoure l’arbre protectrice et mystique.
L’arbre survivra encore l’hiver, l’arbre des belles âmes.

Hommage

à Stef

lunes, 23 de febrero de 2015

Les yeux gonflés de sel, la vague.



Inspiré d'un article de deux survivants d'un typhon aux Philippines en 2014 . Un homme et un enfant qui se sont accrochés a la vie. Certains mots ont ete litéralement traduits de l'article en anglais. Le titre aussi.

Sauvé.
Le vent et les vagues ont décroché les toits,
Tout s’est écroulé et les hommes sont tombés
Un a un.

Tourbillonnant au creux des vague,
J’ai flotté jusqu'à toi agrippé à un arbre.
Tu t’es accroché au morceau de bois,
Auquel je me tenais.

S’accrocher a nos vies de nos mains violacées,
Je t’entendais gémir, ta voix me rassurait,
Tu étais vivant.

Je pense à mes enfants loin de tout ca, à Manille.
La furie des vagues nous la vaincrons ensemble,
Ne lâche rien, tiens bon.

Nous arriverons quelque part, tu me donnes la force.
Nous n’abandonnerons pas, pour toi,
Et pour tous ceux que nous laissons derrière.

Tambourinés au dessus des vagues les yeux gonflés de sel,
Soulevés par la mer qui nous projette plus loin,
Que le sommet des arbres,

Nous nous sommes retrouvés sur une plage de vacances,
Au milieu des corps, des débris  et trois tours en béton,
Qu’on voyait de la vague.

Aussi seuls qu’un oisillon sans mère,
Aussi blessés qu'un oiseau goudronné,
Je t’ai trouvé un abri, je t’ai couvert et je t'ai nourri.

Puis je suis reparti de là ou je venais,
De là ou la vague nous avait emportés,
Sans un bruit.

Un jour je t'ai retrouvé, sans ta sœur, ni ta grand-mère,
Mais te voir réuni avec ta mère et ton grand-père,
Fait battre mon cœur de joie.

Tu ne m’as pas reconnu, ton regard tremble,
Tu restes muet, le traumatisme à l’intérieur,
Mais si tu savais comme je suis fier de toi.

le 27 et le 28 Juin 2014



De l’autre coté du lac, je ne vois que le mur opaque qui nous sépare.
Tu es si loin là-bas, tu te tiens comme un temple au milieu d’un nuage.

Seul mais entouré d’une nuée de fidèles,
Tu marches confiant de l’amour qui t’enlace.

Comme une colonie d’oiseaux migrateurs, à la pointe de l’estrade,
Et tout autour dela scène, prets à avaler vos sons, vos notes, ta voix.

J’y étais ces jours-la, j’avais cassé le mur et survolé la terre, traversé les nuages.
Un oiseau migrateur solitaire rejoignant ses semblables.

Des airs connus, enchanteurs soulèvent la foule, voici Alice, gracieuse, majestueuse,
Vous troublez la nature du temps et de l’espace.

Défiant le ciel, scintillant les étoiles, muant la nuit au jour, éparpillant vos notes,
Qui soulèvent la terre, semant des confettis, éclatant les orages faisant tomber la pluie.

Dans une jouissance commune d’un monde circulaire,
 J’oublie tout ce qui ferait de ce monde un cauchemar.

Maintenant je regarde à travers le brouillard les structures hautes et froides,
Un ciel sans étoiles et fermé aux regards.

Entourée du monde circulaire d’un lac calme et plat,
Aucun oiseau ne vole ici bas dans ce ciel sans étoiles,

Aucun son pour casser ce mur qui nous sépare.


Graffiti space



Comme pour un graffiti j’ai écrit vite, dans un espace limité. Inspirée des maitres de l’art urbain vu à Shanghai dans une galerie en vue d’être détruire pour être rénovée. A L’art visuel éphémère s’ajoutent  des effets de contraste de la ville noire du BCP et l’urbanisme s’en trouve coloré.

A travers les épines argentées je te vois dans le miroir, te tenant droit comme un pic, sur les toits de la ville haute. Le vertige m’empêche de t’atteindre, pourtant je tends les bras, a travers les rasoirs. Donne moi ta main je la prendrai sans faire couler une lame.

Les tours petites grandes et moyennes, a l’encre de Chine je les dessine, sur du carton et des boites de métal usées et  liées par des fils électriques qui leur donnent la lumière, je marche et te cherche, dans l’artificiel de la nuit, le soleil a travers la vitre me sourit.

Grande fille aux jambes effilées, colée au mur tu t’élèves dans le ciel, paumes ouvertes et sourire effacé, qui médite sur le monde et tu veux le changer. Figée dans l’action tu me fixe de tes yeux bridés, je m’enfuirai avec toi et le mur fissuré ne résistera pas.

Assise dans la poussière de la lumière je joue avec ces boules de polystyrène qui sont mes yeux dans la salle envahie de fresques murales de fantômes urbains. Deux boules rondes que je tourne et retourne pour mieux comprendre ce que je dois voir, inimitable.

Devant le noir et le gris de la brique introuvable à Shanghai, des barres en croix rouges de sang qui traversent le chantier  reconstitué comme mon cœur traversé par des flèches.  Des idées en chantier, les exhiber dans cette galerie, mais la brique grise est rare ici.

Un petit bonhomme me regarde en coin, et de son long bras filiforme m’enlace dans le miroir. De son grand œil il me sourit, et il me dit de le suivre. Dans les escaliers  il longe les murs, et je veux prendre sa main, fuir dans la main de son maitre et renaitre.

Caligraphie, gribouillis, encre de chine, peinture a l’eau ou acrylique, spray rebelle, je passe ma main sur tous ces murs, lève la tète vers le plafond et trace mes pas sur le sol, diversité de l’urbanisme, ton coté sombre éclairé par la lumière qui traverse la vitre.