miércoles, 27 de junio de 2012

L'idéal sur la chanson Le Baiser, Indochine

Ecrit avec en tête un film des années 70 "Friends", l'histoire de deux adolescents qui vivent leur amour, caché des adultes, et le livre de Chloé Delaume "Une fille avant la guerre" qui relate ses émotions pour son idole Nicola Sirkis quand elle était adolescente, aussi le poème "Ma bohème" de Rimbaud, qu'il a écrit quand il avait 16 ans, et mes propres expériences.
(http://soundcloud.com/ginie2/ma-boh-me-rimbaud)

A LIRE ET ECOUTER SUR SOUNDCLOUD. C'est mieux!

http://soundcloud.com/ginie2/lideal-with-the-song-le-baiser

Je suis amoureuse, je l'ai toujours été
Pour se sentir vivante il faut des sentiments
Moi c'est l'amour dont j'ai toujours rêvé!

Quand j'avais 10 ans je rêvais en chantant
Les sons, la voix qui venaient de mon casque réveillaient des désirs que je n'comprenais pas
Je marchais dans les rues de Paris à 13 ans,
Sans me préoccuper des heures
Je passais les garçons qui me faisaient de l'œil
Et mon coup de cœur, je lui téléphonais
Mais au son de sa voix je raccrochais vite fait!
Mes 1eres lettres je lui ai adressées,
C'était mes premières peines et j'idéalisais.

A 15 ans je rêvais d'amours sulfureuses,
Et je découvrais les soupirs, les caresses,
Les baisers,
Jouer de mon charme tout en restant méfiante.
Les regards je les soutenais.
Ils devenaient importants,
Et je continuais à aimer dans mon casque en chantant.

A 16 ans les peines de cœurs s'étaient amplifiées,
Je devenais sombre, la passion m'encombrait.
A 17 ans j'étais dangereusement rêveuse
Et je cherchais en chacun un bout de mon idéal,
Car j'avais compris qu'en entier je ne le trouverais pas.

Alors c'est dans son corps à elle
Que je trouvais l'émoi que je cherchais en lui.
Je trouvais l'élégance des sentiments enfouis
Elle me désirait autant que j’ la voulais.
On s'est cherchées et un peu de mon idéal
Je l'ai trouvé en elle,
Et avec elle je découvrais enfin l'amour sensuel.

Puis les portes du monde se sont ouvertes a moi.
Armée de quelques chocs,
Je partais en conquête, un peu à l'aveuglette,
Dans chacun d'eux je cherchais ou tu pouvais bien être!
Présente en moi est le désir, l'amour,
Je suis sous la couette et je NE rêve QUE de toi,
Je me concentre, je ferme les yeux,
Et à chaque sursaut, chaque tremblement,
Est un signe de toi.

Ces sons autours de moi ne se font plus entendre,
Je m'enferme dans mon monde ludique et fantaisiste,
charnel et romantique.
Il n’ya que toi et moi sur cette terre j'en dépends,
J'aime m'enfoncer profondément en toi,
Lentement aiguiller tes sens vers mon émoi
Et que le plaisir en devienne plus intense.
Les yeux fermes, les fées ont saupoudré ma peau,
Je suis une geisha
Je suis à ton service
Je suis Aladin et tu es mon génie.

Un jour à 18 ans j'ai trouvé dans la rue en face d'un cabaret
Un garçon bohème et un peu louche d'aspect,
Je naviguais en plein non conformisme,
J'aimais son inconscience, sa liberté, sa tenue débraillée,
Alors je l'ai suivi,
Comme on suivrait une idole,
Les yeux fermés, insouciante et conquise.

Quelques années plus tard,
Je l'ai trouvé l'idéal au complet,
Un garçon aux cheveux noirs de jais,
Aux yeux sombres et à la peau de lait,
Un pantalon moulant, une démarche gracieuse,
Il était musicien, il était littéraire,
Il était tout ce que tu étais.
Mais obsédée d'un amour passionnel,
Celui-ci n'avait qu'un sens
Autant dire qu'il n'avait aucun sens!

L'électricité que je ressentais en lui
Me faisait vaciller
Mais la douleur m'avait crevé le cœur.
Alors j'ai compris que l'idéal reste inaccessible
(Même quand on l'a rencontré)
Et la dépendance une douleur fatale
Surtout les soirs d'été!