martes, 21 de julio de 2015

Lecture de L'homme Assis Dans Le Couloir, Marguerite Duras

Juste un passage, sur la musique d'Underworld
https://youtu.be/-gIlyaPivsY



L'HOMME ASSIS DANS LE COULOIR (Marguerite Duras) - part 01

Avec : Sarah Crépin et les voix de Jacques Dutronc et Tal Beit-Halachmi

 https://youtu.be/K-L6FMJYi9c


Part2

https://youtu.be/GDyrhCFWmnY

lunes, 20 de julio de 2015

La fille derrière la vitrine


A Shanghai on voit des vitrines avec des filles qui attendent... Inspiré de la chanson Black City Parade, Indochine.. et de l'audio sur le  remix de Shane Stoneback Black City Parade
https://soundcloud.com/ginie2/la-fille-derriere-la-vitrine

De l’autre côté du trottoir, il s’approche, la pluie bat sur le sol, il cherche à se protéger, il est attiré par les néons derriere les vitrines, il me voit, Il ya dans la ville des restes d’opium et des talons aiguilles qui résonnent au dela des murs, comme l’horloge d’une machine à remonter le temps dans un film noir et blanc, mes yeux ont croisé son regard.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’éduquerai à ma manière de vivre, je t’éduquerai les yeux bandés,
Tu découvriras les rues innondées d’odeurs, tu les reconnaîtras, je te guiderai vers le bas,
Sous les caresses de mes doigts, tu n’auras pas peur, comme un chat tu te frotteras à moi.

Au dessus des nuages de la mer de Shanghai, le ciel découvre le bleu de mes ardeurs, ressentir la pluie sur mes lèvres et l’étherale vapeur de la nuit  qui étouffe mes pleurs, et plane au dessus des toits, suivre la grâce de tes pas dans le noir ou l’on s’enfouit pour disparaitre et échapper aux regards.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’éduquerai à ma maniere de vivre, je t’éduquerai les yeux bandés,
Je guiderai tes pas au fonds d’une ruelle, on fera un pacte de vie,
De ne plus jamais respirer l’air fétide de la ville qui s’infiltre dans nos chairs.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Je t’emmènerai dans ma chambe au milieu du béton,
Tout en haut sous les toits du 32ème étage, nous monterons le coeur battant les marches quatre a quatre,
Nos pas résonneront comme dans les aiguilles d’une horloge à remonter le temps

Je te donnerai la vue sur la lune orangée, une lune matinale qui veillera sur toi et éclaboussera ta peau  d’une lumiere dorée, ton corps endormi étendu sur mon lit, le sexe encore droit d’ébats sans toits ni loi, mes mains effleurant ton visage, la caresse de l’aube, des larmes argentées coulant dans ton cou, l’amer retour à la réalité, comme de la poussière d’ange tu vas t’évaporer.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, sa far away la-bas,
Derriere les vitrines, des jambes sans fin croisées sur de longs tabourets,
A peine recouvertes d’une chemise fine de soie,
Tu m’emporteras dans ton monde étoilé,

De l’autre côté du miroir il repart, la pluie bat sur le sol, dans la flaque je vois le reflet de son âme, Il n'est qu’un mirage, une lubie d’un esprit imbibé jour et nuit de sa voix  que j’écoute, la tête tournée vers le ciel, je souris, un jour je sais qu’il s’ouvrira à moi et nous pourrons respirer l’air que l’on a partagé le jour ou nos lèvres ont scellé un pacte de beauté éternelle.

Something’s waiting for you, someone’s waiting for me, so far away la-bas,
Main dans la main on volera au dessus des nuages,
Sans me retourner, sans me préoccuper de cette vitrine cassée
Que des gens malhonnètes voudront que je remplace,

Car toi jamais je ne te remplacerai.

viernes, 27 de febrero de 2015

L’arbre de la vie




Il manque un peu de branches à l’arbre,
Tombée durant un hiver froid.
L ’arbre de la souffrance.
Un printemps s’annonce comme tous les ans,
l’arbre bourgeonnant se renouvelle.
L’arbre de l’espoir.
Un cerisier, chêne ou prunier,
Il porte les fruits de tes efforts, de ta bonté.
L’arbre fleurissant se levant vers le ciel, il cherche des réponses.
Il reçoit pluie de tristesse, orages mecontents,
Et pleurant de sa sève, Il combat sa peine, solitaire et tremblant.
Il cherche la foi, l’arbre, au fil des ans deviendra sage.
La branche a repousse et accueille des nids,
Sur elle se repose une chouette qui de ses yeux fixe,
La lune ronde qui entoure l’arbre protectrice et mystique.
L’arbre survivra encore l’hiver, l’arbre des belles âmes.

Hommage

à Stef

lunes, 23 de febrero de 2015

Les yeux gonflés de sel, la vague.



Inspiré d'un article de deux survivants d'un typhon aux Philippines en 2014 . Un homme et un enfant qui se sont accrochés a la vie. Certains mots ont ete litéralement traduits de l'article en anglais. Le titre aussi.

Sauvé.
Le vent et les vagues ont décroché les toits,
Tout s’est écroulé et les hommes sont tombés
Un a un.

Tourbillonnant au creux des vague,
J’ai flotté jusqu'à toi agrippé à un arbre.
Tu t’es accroché au morceau de bois,
Auquel je me tenais.

S’accrocher a nos vies de nos mains violacées,
Je t’entendais gémir, ta voix me rassurait,
Tu étais vivant.

Je pense à mes enfants loin de tout ca, à Manille.
La furie des vagues nous la vaincrons ensemble,
Ne lâche rien, tiens bon.

Nous arriverons quelque part, tu me donnes la force.
Nous n’abandonnerons pas, pour toi,
Et pour tous ceux que nous laissons derrière.

Tambourinés au dessus des vagues les yeux gonflés de sel,
Soulevés par la mer qui nous projette plus loin,
Que le sommet des arbres,

Nous nous sommes retrouvés sur une plage de vacances,
Au milieu des corps, des débris  et trois tours en béton,
Qu’on voyait de la vague.

Aussi seuls qu’un oisillon sans mère,
Aussi blessés qu'un oiseau goudronné,
Je t’ai trouvé un abri, je t’ai couvert et je t'ai nourri.

Puis je suis reparti de là ou je venais,
De là ou la vague nous avait emportés,
Sans un bruit.

Un jour je t'ai retrouvé, sans ta sœur, ni ta grand-mère,
Mais te voir réuni avec ta mère et ton grand-père,
Fait battre mon cœur de joie.

Tu ne m’as pas reconnu, ton regard tremble,
Tu restes muet, le traumatisme à l’intérieur,
Mais si tu savais comme je suis fier de toi.

le 27 et le 28 Juin 2014



De l’autre coté du lac, je ne vois que le mur opaque qui nous sépare.
Tu es si loin là-bas, tu te tiens comme un temple au milieu d’un nuage.

Seul mais entouré d’une nuée de fidèles,
Tu marches confiant de l’amour qui t’enlace.

Comme une colonie d’oiseaux migrateurs, à la pointe de l’estrade,
Et tout autour dela scène, prets à avaler vos sons, vos notes, ta voix.

J’y étais ces jours-la, j’avais cassé le mur et survolé la terre, traversé les nuages.
Un oiseau migrateur solitaire rejoignant ses semblables.

Des airs connus, enchanteurs soulèvent la foule, voici Alice, gracieuse, majestueuse,
Vous troublez la nature du temps et de l’espace.

Défiant le ciel, scintillant les étoiles, muant la nuit au jour, éparpillant vos notes,
Qui soulèvent la terre, semant des confettis, éclatant les orages faisant tomber la pluie.

Dans une jouissance commune d’un monde circulaire,
 J’oublie tout ce qui ferait de ce monde un cauchemar.

Maintenant je regarde à travers le brouillard les structures hautes et froides,
Un ciel sans étoiles et fermé aux regards.

Entourée du monde circulaire d’un lac calme et plat,
Aucun oiseau ne vole ici bas dans ce ciel sans étoiles,

Aucun son pour casser ce mur qui nous sépare.