Sur les plateaux
arides, dans les forets de sapin, un climat tempéré me protége.
Des petits
commerces, des petits restaurants, on y entend une musique mexicaine.
Un rythme mélancolique
qui fige le temps accompagne la routine quotidienne.
Chantant les
amours idéales, pleurant les amours perdues, toujours ce mugissement
languissant.
Accompagnée de
guitares et de cuivres, cette musique semble être figée dans le temps.
Pachuca, tes
rochers échappent à la chaleur de l’été et de leur blancheur sort des âmes d’enfant.
Vaincre le
vertige, surpasser ses peurs, récompensées par la vue surprenante.
Dominer le lac,
observer la foule, loin du tourisme agressif, pas d’hôtels luxueux, l’endroit se vide lentement.
Je repense aux Pyrénées
de mes vacances d’hiver, dans la deux-chevaux sans aire climatisé, assise sur
un siège brulant.
Huit heures minimum,
12 heures si on traine. Je rêve en regardant les allées de pins qui bordent l’autoroute.
Le bonheur est
fait de moments uniques, imprégnés des murs en pierre qui abritent
les âmes sensibles.
Comme a travers
la fenêtre de cette cabana, d’où je regarde mes enfants jouer dans l’herbe
humide, et d’où les serpents sifflent dangereusement.