lunes, 7 de mayo de 2012

apocalypse des sentiments


La reine s’admire avec satisfaction dans le miroir des vérités. Elle a la pose de la tentatrice diabolique, vêtue d’un corset noir et d’une cape aux flammes de l’enfer.

Pendant ce temps les chats noirs se lèchent, se pavanent  et se suivent en longeant leur reflet dans le miroir qui projette une image faussée de leur âme.

Les enfants sont des adultes et ils portent leur protégée avec tendresse jusqu’au lit de roses. Le prince tente de la réveiller, la soulève pour la faire danser. Mais inerte et belle, ses bras retombent mollement le long de son corps, et il sent le souffle lui manquer.

La colline est en feu, les lunes se rejoignent, s’il ne l’embrasse pas il faudra fermer les yeux en attendant de disparaitre pour toujours. La collision l’éblouira. La fiction et le réel se débattent et tout semble connecté.

Il ya un risque qu’elle perde le sens de la realité. Il n’ya qu’un pas vers l’insanité. Son cœur a toujours mal et elle manque de courage. Elle voudrait rendre ses rêves réalisables mais un grand vide se crée. Elle se sent isolée.

Une danse macabre hypnotisante se déroule devant ses yeux, et soudainement, la musique s’arrête. Ils continuent de danser en silence, ils s’espionnent, se cherchent, leurs corps communient avec grâce. On n’entend que le frottement de leurs pas sur le sol. L’air est lourd a respirer, les gestes se font plus lents,  elle tombe à terre encore une fois, inconsciente, il se penche au-dessus d’elle,  s’allonge sur son corps endormi, l’étreint et se relève pour aller s’assoir la tête entre les jambes, un peu plus loin, essoufflé éreinté.

Les chiens, confus, hurlent dans la distance, a des heures fraiches de l’aurore, ne comprennent pas  pourquoi la lune a remplacé le soleil.

Elle retrouve dans ce qu’elle écrit ou ressent des choses qu’elle n’a pas encore lues et qu’elle lira plus tard dans les livres recommandés par lui. Elle trouve cela troublant comme tout semble faire corps ensemble. Ses mots, ses idées se retrouvent dans les livres qu’elle lira après les avoir écrit, inspirée de lui.


 Elle voyage à travers les ouragans, la terre tremble sous ses pieds plus souvent maintenant, les volcans grondent et bouillonnent, tout semble en ébullition, annonçant la fin d’un monde épuisé de ses richesses. Une prêtresse du rock hurle les désastres humanitaires,  les enfants font des cauchemars…                                                               
http://soundcloud.com/ginie2/vn860712 Patti Smith Speech on Freedom and humanitary desasters

Ne la contrarie pas, ne te détournes pas, elle a toujours 13 ans pour toi, mais son âme blessée la rend rebelle et méfiante, elle s’est façonnée un monde qui l’isole dans l’ombre, elle se sent parfois  menacée par la reine diabolique et par le monde qui s’écroule lentement comme une coulée de lave, qui  l’empêche de respirer, comme les cendres bouillantes d’un volcan. Tout est flou autour d’elle, alors elle s’enferme dans ses rêves.


                                          Melancholia. Lars Von Triers.
                 Je vous conseille de voir le film avant d'ouvrir ce lien...C'est la fin du film...

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