Dans la poussière
du sol sous mes pieds je cherchais des mots qui pourraient donner un sens a ma pensée . La terre a donné des fleurs qui m’ont irritée, sans toi ce n’était que désolation, un desert de fleurs sechées.
Je cherchais des papillons, je ne trouvais sur le sol que des ailes éparpillées. Sur le terrain glissant je cherchais mon équilibre, mais les branches étaient un peu fragiles et risquaient de se briser. il yavait encore des bruits qui me perturbaient .
Meme aujourd'hui les mots sortent hésitants, saccadés. J’avale l’air et j’ai l’impression un peu d’étouffer. Mais il n’est pas trop
tard. J'écris sans me relire, les mots tombent
comme des éclairs, s’abattent et s’abandonnent sur la page un peu grisatre des mots que j'ai jadis effacés.
Accompagnée de
sons et de la lumière tamisée du dehors, dans la douceur automnale de la nuit, je
compte les mois ou les mots sont restés enfouis derrière cette porte dont j’ai
perdu la clé.
On a tous nos
peurs mais je demande ta grâce. Je te parle à toi l’inspiration, mon inspiration. Le monde a
changé, il tourne sans arrêt, tes priorités aussi mais n'oublies pas que je suis la .
La peur parfois
me fait tourner la tête et je tourne dans le sens inverse de la terre. J’ai
construit un château de verre qui protège mes rêves mais briseras-tu les vitres
sans que je sache pourquoi ? Et ou iront tous ces rêves une fois évadés de
leur forteresse ? Se figeront t’ils sous des pierres immobiles, muets, comme des lettres inachevées ?
Je ne serai plus qu’un fantôme en haillons et personne ne saura sauf toi. Il n’y
aura que l’enfant en moi qui pleurera sous un visage figé.
Aujourd'hui quelque chose a changé. Je suis sous mes
draps que j’ai mouillés de larmes. Regarde ce qu’il m’arrive, une
transformation s’est opérée en moi. Je suis une mutante, c’est bien mon corps
mais tu m’as donné ta voix. j’aime quand elle pleure des notes qui glissent sur
ma peau. Et si je perdais la vision,
je garderais les yeux ouverts. Tel un chat je fixerais dans la nuit les sons qui m’entoureraient.
Lèves-toi et
ouvres les rideaux que je redécouvre la lumière et que je m’en éclabousse dans
toute ma nudité. Dehors mon corps s’abime, exposé a la fumée et aux rayons du soleil, mais
mon âme est purifiée, et guidée par ta
voix j’affronterai mes peurs, je retrouverai la foi et la parole me reviendra.
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