Inspiré d'un article de deux survivants d'un typhon aux Philippines en 2014 . Un homme et un enfant qui se sont accrochés a la vie. Certains mots ont ete litéralement traduits de l'article en anglais. Le titre aussi.
Sauvé.
Le vent et les
vagues ont décroché les toits,
Tout s’est
écroulé et les hommes sont tombés
Un a un.
Tourbillonnant au
creux des vague,
J’ai flotté
jusqu'à toi agrippé à un arbre.
Tu t’es accroché
au morceau de bois,
Auquel je me
tenais.
S’accrocher a nos
vies de nos mains violacées,
Je t’entendais
gémir, ta voix me rassurait,
Tu étais vivant.
Je pense à mes
enfants loin de tout ca, à Manille.
La furie des
vagues nous la vaincrons ensemble,
Ne lâche rien,
tiens bon.
Nous arriverons
quelque part, tu me donnes la force.
Nous
n’abandonnerons pas, pour toi,
Et pour tous ceux
que nous laissons derrière.
Tambourinés au
dessus des vagues les yeux gonflés de sel,
Soulevés par la
mer qui nous projette plus loin,
Que le sommet des
arbres,
Nous nous sommes
retrouvés sur une plage de vacances,
Au milieu des
corps, des débris et trois tours en
béton,
Qu’on voyait de
la vague.
Aussi seuls qu’un
oisillon sans mère,
Aussi blessés
qu'un oiseau goudronné,
Je t’ai trouvé un
abri, je t’ai couvert et je t'ai nourri.
Puis je suis
reparti de là ou je venais,
De là ou la vague
nous avait emportés,
Sans un bruit.
Un jour je t'ai
retrouvé, sans ta sœur, ni ta grand-mère,
Mais te voir
réuni avec ta mère et ton grand-père,
Fait battre mon
cœur de joie.
Tu ne m’as pas
reconnu, ton regard tremble,
Tu restes muet, le
traumatisme à l’intérieur,
Mais si tu savais
comme je suis fier de toi.
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