lunes, 23 de febrero de 2015

Les yeux gonflés de sel, la vague.



Inspiré d'un article de deux survivants d'un typhon aux Philippines en 2014 . Un homme et un enfant qui se sont accrochés a la vie. Certains mots ont ete litéralement traduits de l'article en anglais. Le titre aussi.

Sauvé.
Le vent et les vagues ont décroché les toits,
Tout s’est écroulé et les hommes sont tombés
Un a un.

Tourbillonnant au creux des vague,
J’ai flotté jusqu'à toi agrippé à un arbre.
Tu t’es accroché au morceau de bois,
Auquel je me tenais.

S’accrocher a nos vies de nos mains violacées,
Je t’entendais gémir, ta voix me rassurait,
Tu étais vivant.

Je pense à mes enfants loin de tout ca, à Manille.
La furie des vagues nous la vaincrons ensemble,
Ne lâche rien, tiens bon.

Nous arriverons quelque part, tu me donnes la force.
Nous n’abandonnerons pas, pour toi,
Et pour tous ceux que nous laissons derrière.

Tambourinés au dessus des vagues les yeux gonflés de sel,
Soulevés par la mer qui nous projette plus loin,
Que le sommet des arbres,

Nous nous sommes retrouvés sur une plage de vacances,
Au milieu des corps, des débris  et trois tours en béton,
Qu’on voyait de la vague.

Aussi seuls qu’un oisillon sans mère,
Aussi blessés qu'un oiseau goudronné,
Je t’ai trouvé un abri, je t’ai couvert et je t'ai nourri.

Puis je suis reparti de là ou je venais,
De là ou la vague nous avait emportés,
Sans un bruit.

Un jour je t'ai retrouvé, sans ta sœur, ni ta grand-mère,
Mais te voir réuni avec ta mère et ton grand-père,
Fait battre mon cœur de joie.

Tu ne m’as pas reconnu, ton regard tremble,
Tu restes muet, le traumatisme à l’intérieur,
Mais si tu savais comme je suis fier de toi.

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