lunes, 23 de febrero de 2015

Graffiti space



Comme pour un graffiti j’ai écrit vite, dans un espace limité. Inspirée des maitres de l’art urbain vu à Shanghai dans une galerie en vue d’être détruire pour être rénovée. A L’art visuel éphémère s’ajoutent  des effets de contraste de la ville noire du BCP et l’urbanisme s’en trouve coloré.

A travers les épines argentées je te vois dans le miroir, te tenant droit comme un pic, sur les toits de la ville haute. Le vertige m’empêche de t’atteindre, pourtant je tends les bras, a travers les rasoirs. Donne moi ta main je la prendrai sans faire couler une lame.

Les tours petites grandes et moyennes, a l’encre de Chine je les dessine, sur du carton et des boites de métal usées et  liées par des fils électriques qui leur donnent la lumière, je marche et te cherche, dans l’artificiel de la nuit, le soleil a travers la vitre me sourit.

Grande fille aux jambes effilées, colée au mur tu t’élèves dans le ciel, paumes ouvertes et sourire effacé, qui médite sur le monde et tu veux le changer. Figée dans l’action tu me fixe de tes yeux bridés, je m’enfuirai avec toi et le mur fissuré ne résistera pas.

Assise dans la poussière de la lumière je joue avec ces boules de polystyrène qui sont mes yeux dans la salle envahie de fresques murales de fantômes urbains. Deux boules rondes que je tourne et retourne pour mieux comprendre ce que je dois voir, inimitable.

Devant le noir et le gris de la brique introuvable à Shanghai, des barres en croix rouges de sang qui traversent le chantier  reconstitué comme mon cœur traversé par des flèches.  Des idées en chantier, les exhiber dans cette galerie, mais la brique grise est rare ici.

Un petit bonhomme me regarde en coin, et de son long bras filiforme m’enlace dans le miroir. De son grand œil il me sourit, et il me dit de le suivre. Dans les escaliers  il longe les murs, et je veux prendre sa main, fuir dans la main de son maitre et renaitre.

Caligraphie, gribouillis, encre de chine, peinture a l’eau ou acrylique, spray rebelle, je passe ma main sur tous ces murs, lève la tète vers le plafond et trace mes pas sur le sol, diversité de l’urbanisme, ton coté sombre éclairé par la lumière qui traverse la vitre.

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