Le monde évolue sous nos yeux, les journaux racontent, inventent les verites, la religion s'en mêle, la seule antiquité de toutes ces années.
Tous les hommes qui nous gouvernent règnent dans leur mensonges et j'en oublie leur noms. Partir dans l'espace et ne voir que du noir.
Ma ville est calme ce matin, les enseignes figees ne sont pas allumees, les voitures passent sous ma fenêtre comme un défilé mortuaire.
A la gloire de dieu, les clochers silencieux, les portes ouvertes de l'église laissent passer l'air humide dans cette ambiance rance et vide.
Un ange et le diable jouent aux cartes dans la petite paroisse, la reine et le roi se regardent en face, les valets sur la table, face cachée.
Un ecureuil arrive de nul part, sur le trottoir de la rue ou je gare ma voiture, avec mon cafe à emporter, je le regarde assise sur un banc.
Il pleut mais le soleil ambré découvre un arc-en-ciel qui bientôt se dissipe sous un léger brouillard, juste la grisaille qui tombe sur le village.
Des couples marchent vite, je dois les éviter, le masque sur mon visage cache mon anxiété, mes yeux veulent sourire, mais ils fixent le vide.
Dans mon casque,tu chantes l'espoir, tu chantes la tolérance, le nombre des sans-abris a doublé en huit ans, on vit dans un monde égoïste.
Dans mon jardin secret je cultive de belles fleurs que je distribuerai, le ferai sans retour, je ne veux pas d'honneur, j'ai appris ça de toi.
Je suis Paris, Nice, Manchester, Londres et Beyrouth, et je suis Samuel Paty. Le sol restera tâché de leur sang pour toujours, non on oubliera jamais.
Nous sommes en Novembre 2020, plus qu'un mois, on attend, il n'y aura pas de retour a la vie comme on la connaissait,
Il y avait un avant, il y aura un après,
Les jours meurent, nous resterons,
Plus forts nous reviendront.
Préparés, nous vaincront.
Et moi j'attendrai patiemment,
Je continuerai de t'aimer,
Je sais que je te reverrai,
Je planifierai ma vie selon.

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