J’ai couru trois fois autours du parc aujourd’hui,
C’était l’heure la plus chaude,
C’était l’heure la plus chaude,
Je suis en nage en rentrant,
Je pars dans ma chambre pour m’étirer,
J’ai gardé le tee-shirt trempé de sueur,
Je garde mes lunettes noires,
Je me positionne devant le miroir,
J’ai le casque sur les oreilles,
Je commence a m‘étirer,
Les jambes écartées,
Je bouge des hanches.
La chanson que j’ai choisie
Stimule mes sens,
Me donne envie de bouger
Comme si j’étais sur une piste de danse d’un night-club.
J’imagine les lumières rouges,
Il ya un rythme sensuel,
Comme un battement de cœur.
Je ressens l’envie de m’abandonner
Au rythme de cette musique
Et les mots me percutent,
Stimulent mon coté provocateur.
Je remonte le tee-shirt,
Légèrement, juste assez pour voir mes cotes,
Je ressens quelques émotions
A me caresser le ventre pour le sécher
Sur le son de la voix qui chante,
Les synthés furieux, la guitare langoureuse,
Le rythme effréné des instruments qui s’entremêlent,
Ma main descend,
Je continue a faire la danse du ventre,
Mais mon visage change,
Comme en apesanteur, je continue a bouger,
Les gestes sont plus lents,
Et je plie légèrement les genoux,
En bougeant au rythme des instruments qui se fondent en moi
Comme un liquide empoisonné.
Je relève le menton, la bouche entrouverte,
Je suis dans un état second.
Je remonte le tee-shirt plus haut encore,
Et je me positionne de profil
En bougeant des hanches.
Je me regarde le ventre
Qui va et vient au rythme de ma respiration.
La main a glisse plus bas
Et les stores derrière moi entrouverts,
Il ne faudrait pas qu’on me voit
Mais qu’importe,
Je ne suis qu’en train de me procurer la joie et le bonheur
Dont la chanson parle dans mon casque.
J’ai besoin qu’on me guide pour trouver mon équilibre,
J’ai besoin d’un entremetteur de bonheur,
J’ai besoin de croire a des mots masturbateurs
J’ai besoin de jouir a travers des paroles
Comme le dit la chanson LIKE A MONSTER
Puis je retrouve mes esprits,
Je me rapproche du miroir
Pour regarder les traits de mon visage,
Des gouttes coulent lentement,
Me chatouillant la joue,
J’ai gardé les lunettes de soleil
Si quelqu’un ouvrait la porte,
Me trouvait-la,
La main plongée dans mes leggings,
Je dirais que je fais du stretching,
Que c’est la nouvelle technique,
Prodiguée par ma conscience collective,
Que vos yeux réprobateurs
Me disent d’utiliser le miroir comme une prise de conscience,
Et pas comme un objet de désir et de flatterie du corps,
Ca m’emmerde !
Ne me jugez pas,
J’ai besoin d’un peu de stimulant, de musique enivrante,
Qui me procure des plaisirs,
Dont vous n’avez pas conscience
No hay comentarios:
Publicar un comentario