lunes, 27 de febrero de 2012

a song inside my head

The cover of the album Paradize+10 of Indochine inspired me the atmosphere of this text, a pink sky tattooed with a stretching black cloud in the shape of a cross.


Audio

Against the tree I lay awake, with a soft song inside my head, that make no sense I must confess, wondering how long It will last, wondering what I’m looking for in the  end..
I watch the shapes that the clouds make, I’m not afraid if they’re changing, I watch them slowly fade away, in a field of yellow daffodils.
Looking beyond the clouds I see, in the darkness of my mind, millions of bright stars suspended, notes hanging from a music sheet, producing a soft melody, an air of deep melancholy, one in particular catches my eye..Its voice gives a cold chill to my bones..Hypnotic, I stare at it, I Iisten, I breathe deeply, ecstatic pure moment of Joy..
I have this song inside my head that changes as the day fades away,
The sun goes down, the clouds darken, the pink sky is tattooed in black ink, a cloud make a black cross slowly, stretching, spreading its arms like Jesus Christ
I have a cross inside my heart, that I carry triumphally,  like a trophy, like an award, a cesar, an oscar, a golden globe
So proud of it, it gives me faith, it gives me hope, it makes me brave,
I walk back home carrying my cross, my heart feels strong and I walk fast, agile like a mousqueteer, vaillant like a chevalier in armor, fearless like a sailor, invincible like a warrior..
This song I carry it in my heart, it is pure but has no end, it is pure but has no rhyme, just the words that breathe the air Of the changing seasons in hell,
The words are painful, have rhythm , they fill the irregular gaps in my mind, to give a meaning to my life, accept this gift written In a fever, and become my guest of honor


This text is directly influenced by the band Indochine, a hommage to their texts..Extract of the concert in Paris, at the Zenith.. Indochine Kissing my Song. 2/02/12

Les dangers de Juliette

Juliette aimait se promener seule, en roller. Elle descendait les allées sans peur, est-ce qu’elle réfléchissait ? Elle regardait bien devant elle, éviter les crottes de chiens, c’était ça le danger..Et regarder a droite a gauche pour traverser sans se faire renverser. Il y avait rarement de temps délimité, rentrer pour manger, comme un chien en vadrouille, et avant que le soleil soit couché.
Le parc était de l’autre coté de la ville, il y avait plusieurs rues et d’avenues a traverser, et surtout ne pas tomber.. Ça c’était quand elle était chez son père..Sa mère habitait juste à côté du parc, c’était pratique les weekends, comme ça sa mère avait la paix. Le reste de la semaine elle ne la voyait jamais.
Alors la voila partie repartie a pied cette fois, traverser juste une rue c’est rassurant, beaucoup plus que le parc un dimanche…souvent désert en fin de journée…et peut être pas surveillé ?
La voila seule a marcher quand un homme l’interpelle..Un grand homme blond, plutôt jeune, l’air sympathique..Il lui demande de lui tenir la porte des wcs, de l’intérieur, car la porte elle ne ferme pas..
Des wc’s, une porte en bois, un verrou rouillé..On a pas idée quand même de faire des toilettes aussi retirées..Elle le croit et en plus il a l’air bien embarrassé..Ça se comprend, moi non plus je n’aime pas aller aux toilettes sans fermer la porte..La porte doit seulement se fermer de l’intérieur forcement..Et puis on ne pose pas de questions a un adulte, les adultes ont toujours raison, et c’est malpoli de dire non. 
La voila a l’intérieur, elle tient la poignée de la porte, mais qu’est ce qu’il fait, il approche sa main de sa jambe et remonte..Elle comprend..Heureusement,  il n’avait pas fait attention que c’est une jupe culotte. Elle a compris, c’est un pervers.. Elle ne pense plus, elle se débat et ouvre la porte..Elle s’enfuit en courant..Elle est rapide, elle est la meilleure a la course a l’école, il lui faudra du temps pour se reboutonner le pantalon et lui courir après.. elle n’a pas peur, elle ressent juste le besoin de courir vite.
Ce n’est qu’un peu plus tard qu’elle ressentira de la honte d’avoir fait confiance a un étranger, d’avoir eu la ridicule idée d’aller dans les toilettes avec lui..Quand elle y repense..Quelle sotte naïve…
C’est pas évident de tout comprendre a cet âge la quand la personne la plus proche c'est ton père et quand il n’y a encore rien a cacher. Ton confident c’est ton père. C’est ton père qui t’élève. Ne pas faire confiance aux hommes c’était un peu comme le rejeter..Mais la elle a compris la différence..Jamais plus elle ne fera confiance aux grands..

 Mire Live, Indochine 
Extrait de la chanson
Et je vois devant moi
Des petits garçons et des petites filles
Devant moi devant moi
Se faire toucher par des vicieux gras
ça ira comme ça
ça suffira








lunes, 20 de febrero de 2012

Mon fantôme

Mes mains te cherchent sous les draps,
j'y vois que mon ventre, 
j'y vois que mes jambes,
les draps plissés froissés me dérangent,
ou serait ce les plis de mon ventre?
mes doigts te cherchent,
les yeux ouverts,
mes jambes veulent le contact de tes jambes, 
elles n'y touchent que les draps froids,doux,qui s’emmêlent
au drap cotonneux en pensant a toi, 
mes mains ton cœur,
sentir les battements,
mais tout est plat,
aucun mouvement,
je dois faire craquer ce lit,
je m'enflamme,
pour entendre les sons de ton cœur,
m'enfouir dans les draps
pour sentir ta peau,ta chaleur
fermer les yeux,
penser a nous, se rouler dessus, dessous
se retrouver par terre
penser a plus d'une main, 
prendre tous les rôles, se tourner,

t'imaginer te retourner                                                 
les draps c'est toi, le matelas c'est moi,      
ou le contraire çà m'est égal
je regarde a la fenêtre, 
les rideaux sont fermés, 
tans mieux,
j'ai peur qu'on nous voit
  Photo de moi, texte de Indochine, 
         Les Plus Mauvaises nuits    

La chose

A lire en écoutant Joy Division..She's lost control

Quelque chose m'a réveillée, 
comme des bruits de griffe sur les rideaux..
J'imagine la sorcière ou le diable..
avec son manteau sombre, 
ses yeux qui brillent, 
qui me fixent et me désirent, 
plein de malice 
me disent bonjour, 
les yeux de la mort, 
grand-ouverts au dessus de moi, 
me sourient
Et moi couchée sur le dos, 
nue sur mon lit, dans la nuit, 
a la regarder, 
détourne les yeux!..
non je te défie, vas t'en sale bête, 
je pourrais t'étrangler de mes mains, 
mais non, j’ai perdu le contrôle de mes mains, 
elles ne font pas partie de moi...
et elles m'embarrassent..
je suffoque..
Cette masse impalpable, 
elle veut me tirer du lit,
 me traîne par les pieds, 
perdue comme dans une
forêt noire, 
je ne sais pas si je dors ou suis réveillée, 
dans un nuage de confusion..
Et j'ai peur qu'elle m’étreigne, 
qu'elle me viole 
et qu'elle m’achève.

Un jour j'ai rêvé les yeux ouverts qu'on me tirait du lit par les pieds, vers le haut, mais j'ai toujours pensé que jetais réveillée, et que ça m'arrivait vraiment.. Je n'avais aucun contrôle, comme si on m'avait droguée..C'est il ya très longtemps. J'ai eu très peur celle nuit la..

J'ai peur encore parfois

Anticipation


Chaque page tournée dévoilera ton âme un peu plus,
chaque page tournée je te pénétrerai un peu plus,
je te lirai comme un seigneur, a tes pieds,
tes paroles je les savourerai  (et tes mots je les avaleraient),
sur chaque syllabe, je poserai mes lèvres affamées,
et j'en réfléchirai le sens,
caressant tes mots la bouche entrouverte,
les mots colleront a ma langue comme un bonbon acidulé,
et je les laisseraient lentement fondre,
jusqu’à ce qu'ils coulent dans ma gorge,
J'en sentirai leur sensualité  succulente,
leur souffrance sera le petit goût acide,
qui fait monter les larmes aux yeux,
Le goût de tes mots sucré et fort,
comme une liqueur m’enivrera,
me donnera l'envie de m'allonger,
me cramponner au livre comme une sangsue,
pour que le sens des mots ne m’échappent pas,
je me recroquevillerai sur les carnets de ton âme,
dont je caresserai les lignes
dessinées par la pointe de ta plume,
irrégulière,écriture,automatique,aux majuscules sensuelles, et lascives,
Te lire comme une lettre intime,
lire tes blessures et tes désirs comme un poème passionné,
laissé négligemment sur une table de chevet,
dans mon lit ton livre blotti contre mon corps je l'entendrai respirer,
son cœur battra contre le mien,
tes sensations seront les miennes, 
je ressentirai ta douleur et tes désirs aussi
Je ne pense qu'aux deux passages que tu as choisis, 
que j'ai pu lire,
la douleur d'une période creuse,
laissant place a une nouvelle vie,
une page de sensualité extravertie,
j'ai hâte de t'avaler tout entier,
d'aimer tout en entier,
tes trésors de vérités
sans juger, juste t'apprécier tel que tu es,
Te reconnaître encore une fois,
passer a l’intérieur de toi,
m’apaiser...

Our souls connected,
you and all of us

Trouver une raison au sommeil

Un jour ou je n’étais pas bien, en écoutant Un singe en hiver de Indochine, cette petite chanson m'est venue en tête


il ya des jours ou j'aimerais en finir...
je ne sais plus ce que je fais ici,
il ya des jours ou la vie n'a plus de sens,
et dehors les oiseaux chantent...

pourtant j'aimerais  tellement croire a l'espoir
la  nuit n'est sûrement pas toujours aussi noire
mais les angoisses me prennent beaucoup trop souvent
Dans ma tête je tourne en rond... alors je chante

Trouver une raison au sommeil
se sentir fier au réveil
oh oh ooooh...
redonner un sens a mes rêves
oh oh ooooh...
que je vis ou.. que je crève

Il ya des jours ou on me fait des reproches
je sens  la fin dune vie qui se rapproche
donner un sens a un monde sans repaires
j'aimerais tant qu'on me fasse taire

je cherche un futur qui puisse me pardonner
soigner toutes les blessures que j'ai pu donner
et la nuit j’écoute les chants des oiseaux
ils me chantent un petit air de renouveau

oh oh ooooh... 
redonner un sens a mes rêves
oh oh ooooh...
que je vis ou que je crève

viernes, 13 de enero de 2012

L’histoire de Juliette

“Moi  je te promets
une belle histoire
que plus jamais on n'oubliera
et que plus jamais on ne se quittera”  “je t’écrirai tous les secrets que je sais et toi  tu me diras ce que tu feras de moi” Les silences de Juliette. INDOCHINE

Juliette était une enfant qui vivait en banlieue, avec son père, sa mère étant partie quand elle avait 7 ans. Juliette était une enfant réservée et timide. Elle grandissait entre les murs d'un immeuble en briques, dans la partie retirée de la cour intérieure ou elle jouait avec la fille de la concierge. Il n yavait pas d'autres enfants dans la cour. Mais un jour la concierge leur a dit d'arrêter de jouer, car c'était trop bruyant pour le voisinage. Elle aimait beaucoup sa cour, on y sentait le pain frais et chaud. La porte de la boulangerie qui donnait sur la cour était toujours ouverte.
Pour  aller jouer il fallait donc maintenant sortir dans la rue et l'endroit le plus proche était le cimetière ou sa grand mère maternelle était enterrée. Elle n’y allait pas, elle ne savait même pas ou était sa tombe. Elle aimait faire du patin à roulette le long du cimetière, sentir le contact du sol contre les roues, et rouler au rythme du son sur les pavés.

Cependant la plupart du temps, depuis le jour ou la concierge leur avait interdit de jouer dans la cour, elle restait dans son appartement du quatrième étage à écouter les bruits des voitures venant du périphérique, Et ca a été le début de ses voyages intérieurs. Les géraniums lui bouchaient la vue de la cour et il n yavait pas de balcon. Chez elle, il faisait toujours trop sombre. Elle s’asseyait près de la fenêtre, a la table du diner, et y dessinait des bonhommes : une centaine de bonhommes qui lui servaient de compagnons après l’école et qui étaient pour elle un peu son journal intime. Ils vivaient au rythme de ses émotions et de ce qui lui était arrivé dans la journée.
Elle n’avait pas de poupées auxquelles elle tenait particulièrement, sauf un poupon qu’elle avait appelé Jérôme. Il n’yavait aucun Jérôme dans ses connaissances, peut être lui donner un nom au hasard était un moyen de se détacher du monde social dans lequel elle vivait. Elle avait quelques poupées mais la plupart du temps elles restaient dans un panier en osier, le couvercle fermé. Quand elle les sortait c’était pour les faire jouer avec Jérôme, des jeux sexuels. Parfois elle leur coupait les cheveux. 
Juliette n’aimait pas particulièrement l’école. Il yavait trop de grands qui l’intimidaient. Elle avait un petit ami qui s’appelait Michael avec qui elle avait grandi depuis la crèche. Ils étaient inséparables, Ils se ressemblaient même un peu. On ne savait pas parfois qui était le garçon ou la fille car ils avaient la même coupe de cheveux, au bol avec une frange. Juliette ne s’habillait qu’en pantalon et aimait grimper aux arbres et aux poteaux. Elle aimait aussi protéger son ami, et le défendre s’il était en danger. Au CP ils étaient montes sur l’estrade et s’étaient embrassés sur la bouche devant toute la classe pendant que l’institutrice était sortie. C’était la première fois qu’elle s’était mise en avant. Un geste spontané pour épater la galerie au moins une fois dans sa vie.
Juliette aimait passer les nuits chez Michael ou prendre l’air le weekend avec son père, faire du vélo en foret, marcher autour du lac. Elle grandissait dans ce quartier plutôt tranquille, mais il yavait toujours un manque et elle devenait susceptible. Sa sensibilité à fleur de peau  créait en elle des sautes d’humeur qu’elle ne comprenait pas, qu’elle ne contrôlait pas. Un jour en CM1 elle avait renversé une table pendant la leçon de maths car elle n’arrivait pas à faire son calcul mental. L’institutrice lui avait dit de sortir se mettre de l’eau sur le visage et marcher autour de la cour pour se calmer. Mais depuis cet épisode, Juliette avait une aversion pour cette matière et les profs qui l’enseignaient. Pour la première fois elle s’était sentie incomprise par un adulte qui n’était pas sa mère. L’école était devenue un lieu suspect, ou il fallait faire attention aux adultes. En CM2 Juliette avait commencé à écrire et à dessiner dans un journal produit par un club d’élèves des deux écoles primaires de sa ville, et géré par l’équipe culturelle de la mairie. Elle aimait écrire des petits poèmes humoristiques et illustrait les histoires des autres avec ses dessins. Elle avait aussi commencé les cours de musique au conservatoire. Tout ca l’occupait bien et lui permettait de sortir de chez elle, de faire autre chose que ses devoirs, de faire autre chose que de dessiner des bonhommes. Son père la poussait à apprendre le solfège comme il l’avait fait lui même. Il jouait de la guitare et Juliette l’accompagnait souvent au chant. Il lui faisait chanter du Brassens. Ca l’amusait car elle savait qu’elle chantait des cochonneries parfois. Cette année avait été très importante car Juliette s’était découvert un cote musical et littéraire. Elle ressentait des émotions à écouter de la musique de « grands » pas que les comptines de Anne Sylvestre.

A onze ans Juliette a découvert d’autres univers musicaux, en particulier un groupe qu’elle avait découvert sur les radios et qui la faisait vibrer. Pour son anniversaire sa mère lui avait acheté un walkman et trois cassettes.  Ce groupe en faisait partie. Elle avait l’impression de voyager avec, elle se perdait dans les notes dans la voix du chanteur, et aimait cette sensation de liberté de pouvoir se couper du monde avec le casque sur les oreilles. Cette période de l’adolescence était difficile. Elle avait physiquement du mal à sortir de l’enfance. Elle avait grandi de 8centimetres en un an, elle devait continuer à porter des lunettes, ses cheveux n’avaient pas de forme et surtout elle n’arrivait pas à se féminiser comme les autres filles de sa classe. Sans l’influence maternelle elle n’avait aucune envie de se maquiller, et de se trouver un look. 
Elle avait des amies fideles qu’elle voyait en dehors de l’école et qu’elle invitait chez elle. Ses amies et la musique étaient ses priorités. Les années qui suivirent, elle continuait à grandir avec son casque sur les oreilles sur le trajet de l’école, et en y revenant. La nuit elle découvrait les plaisirs de la lecture sous les couvertures, à la lampe de poche, et elle avait commencé un journal intime ou elle y racontait ses rêves et ses premiers amours. Quand elle était en quatrième, elle aimait un garçon à l’école. Il avait un an plus qu’elle et elle ne pensait qu’a Lui. Il yavait aussi le chanteur de ce groupe qu’elle aimait tant. Elle voulait le rencontrer un jour. Elle connaissait une fille dans sa classe qui avait deux ans de plus qu’elle et qui allait les voir en semaine jouer. Elle admirait cette fille qui avait le droit de sortir seule en soirée alors qu’elles n’étaient qu’en Quatrième.

A seize ans , Juliette avait d'autres intérêts, comme écouter les radios indépendantes, le cinéma. Elle avait découvert une radio adulte qu'elle écoutait presque religieusement le soir sous ses couvertures, elle aimait avoir des secrets, et ca l'excitait d'écouter parler des personnes plus âgées parler de sexe, tout le plaisir elle le découvrait comme ca...Elle s'intéressait fortement aux gestes lies a l'amour, et les garçons l'attiraient. Elle avait commencé a voir des garçons..Elle ne tombait pas amoureuse d'eux, elle désirait juste le contact physique. L'amour était réservé à l'image d'une personne et c'était lui car elle n'en avait pas trouvé d'autres comme lui.
Elle prenait beaucoup de plaisir à caresser, a embrasser, et elle avait même un peu honte d'elle car les garçons qui étaient jeunes comme elles, trouvaient ca assez douloureux. Ils auraient voulu quelle aille plus loin, qu'elle déboutonne leurs pantalon, mais elle aimait juste le contact du sexe dans le jean et elle savait que ca leur faisait mal, et ca l'excitait. Elle était tellement excitée parfois, qu'elle n'osait plus bouger, elle avait conscience que ca pouvait se voir. Mais elle s'était rendue compte que les garçons, ca ne les dérangeaient pas. Un jour, elle était au cinéma, seule, et un garçon s'était assis à coté d'elle. Elle ne l'avait pas regardé. Elle pensait pouvoir se concentrer sur le film, mais quand elle sentit la main du garçon la caresser la, en bas, au lieu de le gifler, ou de crier, et de partir, elle est restée la, paralysée de plaisir, et l'a laisse faire. Elle ne la pas revu après. Pourtant, elle n'allait jamais plus loin, et elle savait que d'autres filles "l'avaient déjà fait". Mais son plus grand désir, c'était l'amour de cet homme. Aimer un personnage ca l'aidait à s'assumer, mais le rencontrer ca l'aurait aidé a comprendre, et elle voulait le remercier. Elle savait qu'il avait un impact énorme dans sa vie, elle l’aurait aimé en frère, et elle l'aurait aimé en amant. Elle se forgeait sa personnalité avec lui. Il ne la quitterait jamais, ca elle en était déjà sure.

Le voyage et la rencontre

Juliette avait envie d’évasion.  Le groupe qu’elle aimait avait de plus en plus de succès. Et elle  avait de plus en plus envie de rencontrer son idole.
Ses pensées étaient toujours embuées de lui, et à l'école, elle dormait. Elle prenait tellement de plaisir a rêver de lui la nuit qu'elle se réveillait fatiguée. Elle se souvenait de tous ses rêves, les écrivaient dans un carnet, comme des histoires, et ca se mélangeait a une fiction liée au désir de le rencontrer.
ll fallait qu’elle sorte de sa petite pièce de banlieue, de cet appartement minuscule, ou elle n’avait pas sa chambre ou la cuisine servait de salle de bains, sa bulle qui l'étouffait, même si la plupart du temps elle était seule car son père s'enfermait dans sa pièce..Voyager vers lui, c’était son échappatoire, elle avait un but.

Voyager dans ce bus en accordéon était bien plus romantique que ce métro qui l'amenait de porte en porte. Entre la porte de Juliette et sa porte il y avait tout Paris..
Il fallait ensuite longer ce quai, un peu morbide. Le bus, lui, partait du Louvre. Ce voyage pour elle était le luxe, un luxe abordable car ce n’était qu’un ticket de métro et un ticket de bus. Une adolescente qui faisait le trajet, seule, sans but précis, juste pour le voir. Elle avait 16 ans et le trajet ne lui faisait pas peur. Bien qu'elle préfère le bus, elle prenait plus souvent le métro. Elle s'était habituée a changer de ligne, a quitter sa banlieue nord, a traverser tout Paris, pour ensuite se retrouver en banlieue sud, dans SON quartier.

Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il avait choisi cet endroit pour vivre. C'était aussi gris d'apparence que son quartier a elle. Elle en avait déduit que toutes les portes de Paris devaient se ressembler. Mais cette longue route, la sortie du métro jusqu'a sa rue, lui fichait drôlement le bourdon. Toujours vide, toujours gris. Parfois sa voiture était garée dans la rue du quai. Elle faisait l'effet d'une fleur au  milieu d'un terrain vague. Et son cœur battait plus fort, car cela voulait dire qu'il était la, derrière les murs du bâtiment qui abritait sa maison. Sa voiture c'était une partie de lui, ses sièges en cuir blancs c'était son âme, pure et vierge. Le châssis noir c'était ses angoisses, c'était ses cheveux, ses habits..Les formes rondes de la voiture c'était la douceur de son visage, son allure un peu enfantine. Enfin c'était comme ca qu'elle l'imaginait, un enfant dans un corps de prince...
Elle rêvait beaucoup de lui, elle le voulait, elle en voulait un comme lui, qui la délivrerait de sa virginité qui lui pesait. Elle passait furtivement sa porte d'entrée, intimidée par le silence autours d'elle, la peur que cette porte s'ouvre et qu'il apparaisse, qu'il lui dise de partir, comme ca, en la tuant d'un coup, en la finissant. Elle se dirigeait vers le café ou la patronne, aimable et bienveillante lui servait un café et la laissait tranquille, aussi longtemps qu'elle le voulait.
Elle restait la a fixer la porte, fumant des cigarettes, un livre ouvert, en se disant que vraiment elle n'aimait pas ce quartier, qu'il fallait qu’elle l'aime fort pour passer la journée la a l'attendre, sans qu'il ne la connaisse, sans qu'il s'intéresse a elle et en sachant que la timidité serait son plus grand obstacle. Son but c'était de vaincre cette timidité. Mais s'il la rejetait, elle perdrait le peu de confiance qu’elle aurait acquise en ayant fait le pas de l'approcher.

Les premières fois, elle avait décidé de venir seule. Elle voyait d'autres filles qui semblaient habituées à venir, toutes unies. Elle s'est vite rendue compte que le cercle lui serait fermé, juste parce que c'était convenu comme ca, et elle était beaucoup trop sauvage pour s'intégrer a un groupe. Sa mission  a elle était solitaire, aveuglée. La porte d'entrée était gardée jalousement, et ca l'intimidait, ca la mettait mal a l'aise car elle n'avait pas prévu  cet obstacle qui la gênerait et la pousserait a se détourner de son but. Pour attirer l'attention de son idole, il fallait qu'elle soit sure d'elle, souriante.


 Quand elle aurait attire l'attention de son idole, quelle serait la suite de l'histoire? Quelques mots échanges, une bise peut être? Dans la tète de cette adolescente, la question ne se posait pas. Il n'y avait pas d'après. On verrait bien. Comme le reste de sa vie d'ailleurs.
Le jour où Juliette l’a vu pour la première fois, il marchait d'un pas ferme, et il portait des sacs de courses. D’ou venait-il ?de sa voiture surement, d'un taxi? du ciel? Quoi qu'il en soit, Juliette leva la tète et il était la, derrière a porte du café. Voila l'occasion rêvée. Il fallait l'aider, le débarrasser, l'escorter. Les jambes flageolantes, la tète bourdonnante, le cœur battant, elle se dirigeait vers lui, et l'air se fit plus lourd, elle pouvait le sentir entre lui et elle.
Il la laissa porter les sacs, mais son regard ne se portait pas sur elle. Elle se sentait défaillir, comment ne pouvait-il pas la remarquer, tous ces rêves de lui, il avait du les ressentir, il devait la connaitre car elle était sa sœur perdue, une partie de son âme en dérive. Les mots sont sortis de sa bouche maladroitement, sa voix résonnait en elle comme un jeu électronique aux piles usées, elle se sentait gauche et faible. Mais les mots sont sortis. Il yavait des sons qui résonnaient autour d’elle, les voix des autres, sans que j’elle sache de quoi elles parlent. Ce n'était pas son problème. Ca lui a donne un peu confiance et elle est revenue, plusieurs fois, toujours a l'écart des autres, toujours concentrée sur son but, une louve solitaire, timide et curieuse. Il faisait toujours gris la ou il habitait. Comme a toutes les portes de Paris.

Le reste du temps elle flânait, elle flairait Paris, elle suivait les étoiles dans les parcs, elle traversait les quartiers en métro et a pied, elle marchait au bord de la seine, cette ville lui plaisait. Elle était contente d'y être née.


Extrait du premier journal intime