viernes, 13 de enero de 2012

L’histoire de Juliette

“Moi  je te promets
une belle histoire
que plus jamais on n'oubliera
et que plus jamais on ne se quittera”  “je t’écrirai tous les secrets que je sais et toi  tu me diras ce que tu feras de moi” Les silences de Juliette. INDOCHINE

Juliette était une enfant qui vivait en banlieue, avec son père, sa mère étant partie quand elle avait 7 ans. Juliette était une enfant réservée et timide. Elle grandissait entre les murs d'un immeuble en briques, dans la partie retirée de la cour intérieure ou elle jouait avec la fille de la concierge. Il n yavait pas d'autres enfants dans la cour. Mais un jour la concierge leur a dit d'arrêter de jouer, car c'était trop bruyant pour le voisinage. Elle aimait beaucoup sa cour, on y sentait le pain frais et chaud. La porte de la boulangerie qui donnait sur la cour était toujours ouverte.
Pour  aller jouer il fallait donc maintenant sortir dans la rue et l'endroit le plus proche était le cimetière ou sa grand mère maternelle était enterrée. Elle n’y allait pas, elle ne savait même pas ou était sa tombe. Elle aimait faire du patin à roulette le long du cimetière, sentir le contact du sol contre les roues, et rouler au rythme du son sur les pavés.

Cependant la plupart du temps, depuis le jour ou la concierge leur avait interdit de jouer dans la cour, elle restait dans son appartement du quatrième étage à écouter les bruits des voitures venant du périphérique, Et ca a été le début de ses voyages intérieurs. Les géraniums lui bouchaient la vue de la cour et il n yavait pas de balcon. Chez elle, il faisait toujours trop sombre. Elle s’asseyait près de la fenêtre, a la table du diner, et y dessinait des bonhommes : une centaine de bonhommes qui lui servaient de compagnons après l’école et qui étaient pour elle un peu son journal intime. Ils vivaient au rythme de ses émotions et de ce qui lui était arrivé dans la journée.
Elle n’avait pas de poupées auxquelles elle tenait particulièrement, sauf un poupon qu’elle avait appelé Jérôme. Il n’yavait aucun Jérôme dans ses connaissances, peut être lui donner un nom au hasard était un moyen de se détacher du monde social dans lequel elle vivait. Elle avait quelques poupées mais la plupart du temps elles restaient dans un panier en osier, le couvercle fermé. Quand elle les sortait c’était pour les faire jouer avec Jérôme, des jeux sexuels. Parfois elle leur coupait les cheveux. 
Juliette n’aimait pas particulièrement l’école. Il yavait trop de grands qui l’intimidaient. Elle avait un petit ami qui s’appelait Michael avec qui elle avait grandi depuis la crèche. Ils étaient inséparables, Ils se ressemblaient même un peu. On ne savait pas parfois qui était le garçon ou la fille car ils avaient la même coupe de cheveux, au bol avec une frange. Juliette ne s’habillait qu’en pantalon et aimait grimper aux arbres et aux poteaux. Elle aimait aussi protéger son ami, et le défendre s’il était en danger. Au CP ils étaient montes sur l’estrade et s’étaient embrassés sur la bouche devant toute la classe pendant que l’institutrice était sortie. C’était la première fois qu’elle s’était mise en avant. Un geste spontané pour épater la galerie au moins une fois dans sa vie.
Juliette aimait passer les nuits chez Michael ou prendre l’air le weekend avec son père, faire du vélo en foret, marcher autour du lac. Elle grandissait dans ce quartier plutôt tranquille, mais il yavait toujours un manque et elle devenait susceptible. Sa sensibilité à fleur de peau  créait en elle des sautes d’humeur qu’elle ne comprenait pas, qu’elle ne contrôlait pas. Un jour en CM1 elle avait renversé une table pendant la leçon de maths car elle n’arrivait pas à faire son calcul mental. L’institutrice lui avait dit de sortir se mettre de l’eau sur le visage et marcher autour de la cour pour se calmer. Mais depuis cet épisode, Juliette avait une aversion pour cette matière et les profs qui l’enseignaient. Pour la première fois elle s’était sentie incomprise par un adulte qui n’était pas sa mère. L’école était devenue un lieu suspect, ou il fallait faire attention aux adultes. En CM2 Juliette avait commencé à écrire et à dessiner dans un journal produit par un club d’élèves des deux écoles primaires de sa ville, et géré par l’équipe culturelle de la mairie. Elle aimait écrire des petits poèmes humoristiques et illustrait les histoires des autres avec ses dessins. Elle avait aussi commencé les cours de musique au conservatoire. Tout ca l’occupait bien et lui permettait de sortir de chez elle, de faire autre chose que ses devoirs, de faire autre chose que de dessiner des bonhommes. Son père la poussait à apprendre le solfège comme il l’avait fait lui même. Il jouait de la guitare et Juliette l’accompagnait souvent au chant. Il lui faisait chanter du Brassens. Ca l’amusait car elle savait qu’elle chantait des cochonneries parfois. Cette année avait été très importante car Juliette s’était découvert un cote musical et littéraire. Elle ressentait des émotions à écouter de la musique de « grands » pas que les comptines de Anne Sylvestre.

A onze ans Juliette a découvert d’autres univers musicaux, en particulier un groupe qu’elle avait découvert sur les radios et qui la faisait vibrer. Pour son anniversaire sa mère lui avait acheté un walkman et trois cassettes.  Ce groupe en faisait partie. Elle avait l’impression de voyager avec, elle se perdait dans les notes dans la voix du chanteur, et aimait cette sensation de liberté de pouvoir se couper du monde avec le casque sur les oreilles. Cette période de l’adolescence était difficile. Elle avait physiquement du mal à sortir de l’enfance. Elle avait grandi de 8centimetres en un an, elle devait continuer à porter des lunettes, ses cheveux n’avaient pas de forme et surtout elle n’arrivait pas à se féminiser comme les autres filles de sa classe. Sans l’influence maternelle elle n’avait aucune envie de se maquiller, et de se trouver un look. 
Elle avait des amies fideles qu’elle voyait en dehors de l’école et qu’elle invitait chez elle. Ses amies et la musique étaient ses priorités. Les années qui suivirent, elle continuait à grandir avec son casque sur les oreilles sur le trajet de l’école, et en y revenant. La nuit elle découvrait les plaisirs de la lecture sous les couvertures, à la lampe de poche, et elle avait commencé un journal intime ou elle y racontait ses rêves et ses premiers amours. Quand elle était en quatrième, elle aimait un garçon à l’école. Il avait un an plus qu’elle et elle ne pensait qu’a Lui. Il yavait aussi le chanteur de ce groupe qu’elle aimait tant. Elle voulait le rencontrer un jour. Elle connaissait une fille dans sa classe qui avait deux ans de plus qu’elle et qui allait les voir en semaine jouer. Elle admirait cette fille qui avait le droit de sortir seule en soirée alors qu’elles n’étaient qu’en Quatrième.

A seize ans , Juliette avait d'autres intérêts, comme écouter les radios indépendantes, le cinéma. Elle avait découvert une radio adulte qu'elle écoutait presque religieusement le soir sous ses couvertures, elle aimait avoir des secrets, et ca l'excitait d'écouter parler des personnes plus âgées parler de sexe, tout le plaisir elle le découvrait comme ca...Elle s'intéressait fortement aux gestes lies a l'amour, et les garçons l'attiraient. Elle avait commencé a voir des garçons..Elle ne tombait pas amoureuse d'eux, elle désirait juste le contact physique. L'amour était réservé à l'image d'une personne et c'était lui car elle n'en avait pas trouvé d'autres comme lui.
Elle prenait beaucoup de plaisir à caresser, a embrasser, et elle avait même un peu honte d'elle car les garçons qui étaient jeunes comme elles, trouvaient ca assez douloureux. Ils auraient voulu quelle aille plus loin, qu'elle déboutonne leurs pantalon, mais elle aimait juste le contact du sexe dans le jean et elle savait que ca leur faisait mal, et ca l'excitait. Elle était tellement excitée parfois, qu'elle n'osait plus bouger, elle avait conscience que ca pouvait se voir. Mais elle s'était rendue compte que les garçons, ca ne les dérangeaient pas. Un jour, elle était au cinéma, seule, et un garçon s'était assis à coté d'elle. Elle ne l'avait pas regardé. Elle pensait pouvoir se concentrer sur le film, mais quand elle sentit la main du garçon la caresser la, en bas, au lieu de le gifler, ou de crier, et de partir, elle est restée la, paralysée de plaisir, et l'a laisse faire. Elle ne la pas revu après. Pourtant, elle n'allait jamais plus loin, et elle savait que d'autres filles "l'avaient déjà fait". Mais son plus grand désir, c'était l'amour de cet homme. Aimer un personnage ca l'aidait à s'assumer, mais le rencontrer ca l'aurait aidé a comprendre, et elle voulait le remercier. Elle savait qu'il avait un impact énorme dans sa vie, elle l’aurait aimé en frère, et elle l'aurait aimé en amant. Elle se forgeait sa personnalité avec lui. Il ne la quitterait jamais, ca elle en était déjà sure.

Le voyage et la rencontre

Juliette avait envie d’évasion.  Le groupe qu’elle aimait avait de plus en plus de succès. Et elle  avait de plus en plus envie de rencontrer son idole.
Ses pensées étaient toujours embuées de lui, et à l'école, elle dormait. Elle prenait tellement de plaisir a rêver de lui la nuit qu'elle se réveillait fatiguée. Elle se souvenait de tous ses rêves, les écrivaient dans un carnet, comme des histoires, et ca se mélangeait a une fiction liée au désir de le rencontrer.
ll fallait qu’elle sorte de sa petite pièce de banlieue, de cet appartement minuscule, ou elle n’avait pas sa chambre ou la cuisine servait de salle de bains, sa bulle qui l'étouffait, même si la plupart du temps elle était seule car son père s'enfermait dans sa pièce..Voyager vers lui, c’était son échappatoire, elle avait un but.

Voyager dans ce bus en accordéon était bien plus romantique que ce métro qui l'amenait de porte en porte. Entre la porte de Juliette et sa porte il y avait tout Paris..
Il fallait ensuite longer ce quai, un peu morbide. Le bus, lui, partait du Louvre. Ce voyage pour elle était le luxe, un luxe abordable car ce n’était qu’un ticket de métro et un ticket de bus. Une adolescente qui faisait le trajet, seule, sans but précis, juste pour le voir. Elle avait 16 ans et le trajet ne lui faisait pas peur. Bien qu'elle préfère le bus, elle prenait plus souvent le métro. Elle s'était habituée a changer de ligne, a quitter sa banlieue nord, a traverser tout Paris, pour ensuite se retrouver en banlieue sud, dans SON quartier.

Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il avait choisi cet endroit pour vivre. C'était aussi gris d'apparence que son quartier a elle. Elle en avait déduit que toutes les portes de Paris devaient se ressembler. Mais cette longue route, la sortie du métro jusqu'a sa rue, lui fichait drôlement le bourdon. Toujours vide, toujours gris. Parfois sa voiture était garée dans la rue du quai. Elle faisait l'effet d'une fleur au  milieu d'un terrain vague. Et son cœur battait plus fort, car cela voulait dire qu'il était la, derrière les murs du bâtiment qui abritait sa maison. Sa voiture c'était une partie de lui, ses sièges en cuir blancs c'était son âme, pure et vierge. Le châssis noir c'était ses angoisses, c'était ses cheveux, ses habits..Les formes rondes de la voiture c'était la douceur de son visage, son allure un peu enfantine. Enfin c'était comme ca qu'elle l'imaginait, un enfant dans un corps de prince...
Elle rêvait beaucoup de lui, elle le voulait, elle en voulait un comme lui, qui la délivrerait de sa virginité qui lui pesait. Elle passait furtivement sa porte d'entrée, intimidée par le silence autours d'elle, la peur que cette porte s'ouvre et qu'il apparaisse, qu'il lui dise de partir, comme ca, en la tuant d'un coup, en la finissant. Elle se dirigeait vers le café ou la patronne, aimable et bienveillante lui servait un café et la laissait tranquille, aussi longtemps qu'elle le voulait.
Elle restait la a fixer la porte, fumant des cigarettes, un livre ouvert, en se disant que vraiment elle n'aimait pas ce quartier, qu'il fallait qu’elle l'aime fort pour passer la journée la a l'attendre, sans qu'il ne la connaisse, sans qu'il s'intéresse a elle et en sachant que la timidité serait son plus grand obstacle. Son but c'était de vaincre cette timidité. Mais s'il la rejetait, elle perdrait le peu de confiance qu’elle aurait acquise en ayant fait le pas de l'approcher.

Les premières fois, elle avait décidé de venir seule. Elle voyait d'autres filles qui semblaient habituées à venir, toutes unies. Elle s'est vite rendue compte que le cercle lui serait fermé, juste parce que c'était convenu comme ca, et elle était beaucoup trop sauvage pour s'intégrer a un groupe. Sa mission  a elle était solitaire, aveuglée. La porte d'entrée était gardée jalousement, et ca l'intimidait, ca la mettait mal a l'aise car elle n'avait pas prévu  cet obstacle qui la gênerait et la pousserait a se détourner de son but. Pour attirer l'attention de son idole, il fallait qu'elle soit sure d'elle, souriante.


 Quand elle aurait attire l'attention de son idole, quelle serait la suite de l'histoire? Quelques mots échanges, une bise peut être? Dans la tète de cette adolescente, la question ne se posait pas. Il n'y avait pas d'après. On verrait bien. Comme le reste de sa vie d'ailleurs.
Le jour où Juliette l’a vu pour la première fois, il marchait d'un pas ferme, et il portait des sacs de courses. D’ou venait-il ?de sa voiture surement, d'un taxi? du ciel? Quoi qu'il en soit, Juliette leva la tète et il était la, derrière a porte du café. Voila l'occasion rêvée. Il fallait l'aider, le débarrasser, l'escorter. Les jambes flageolantes, la tète bourdonnante, le cœur battant, elle se dirigeait vers lui, et l'air se fit plus lourd, elle pouvait le sentir entre lui et elle.
Il la laissa porter les sacs, mais son regard ne se portait pas sur elle. Elle se sentait défaillir, comment ne pouvait-il pas la remarquer, tous ces rêves de lui, il avait du les ressentir, il devait la connaitre car elle était sa sœur perdue, une partie de son âme en dérive. Les mots sont sortis de sa bouche maladroitement, sa voix résonnait en elle comme un jeu électronique aux piles usées, elle se sentait gauche et faible. Mais les mots sont sortis. Il yavait des sons qui résonnaient autour d’elle, les voix des autres, sans que j’elle sache de quoi elles parlent. Ce n'était pas son problème. Ca lui a donne un peu confiance et elle est revenue, plusieurs fois, toujours a l'écart des autres, toujours concentrée sur son but, une louve solitaire, timide et curieuse. Il faisait toujours gris la ou il habitait. Comme a toutes les portes de Paris.

Le reste du temps elle flânait, elle flairait Paris, elle suivait les étoiles dans les parcs, elle traversait les quartiers en métro et a pied, elle marchait au bord de la seine, cette ville lui plaisait. Elle était contente d'y être née.


Extrait du premier journal intime

Aurige au poete, pasage de Voeux non-avenus de Claude Cahun

Car ces phrases me font penser a ce que je pourrais te dire
Traduit de l'anglais par moi


 « Et l’élève mal disciplinée ne peut que t’offrir un peu de sa folie en échange… »

« Ne laisse pas l’ennui te prendre. C’est vraiment malsain. Penses a toutes les choses les plus folles, et fais les. »

 « Je m’exprime très très mal. Il ya des phrases qui ne sont pas faites pour être comprises mais plutôt ressenties. A quoi ca sert de dire « I love you » ? J’espère seulement être capable d’y penser très fort, près de toi, dans le silence »
 « Je peux réaliser la transmutation des signes. Des signes j’en ferai des sons, des sons j’en ferai des odeurs, des odeurs j’en ferai des baisers, des baisers j’en obtiendrai des caresses. »
« Mon maitre me réconforte de sa gentillesse, hélas, tellement mal rendue par moi. Je dois être insupportable. »
« Oui tu es unique mon petit dieu (tout le  monde en est un bien sur, mais toi plus que les autres) »
« Mais peut être garderas tu une amitié simple et profonde pour moi (est ce trop ambitieux ?) »
« Ne me pitie pas, mon cas est plutôt a envier. Je t’ai dit que je ne pouvais m’empêcher de déifier tout ce que j’aime. Tu as compris que si l’amour devenait vrai, le jeu deviendrait dangereux »
« Ecris moi que tu comprends, que tu pardonnes, que tu oublies, que tu es es heureux. » « Ne t’inquiètes pas pour moi. Jai l’habitude de voir mes rêves s’échapper » te dis-je, laissant mes bras orientaux tomber le long de mon  corps. »
« J’ai grand plaisir à te parler, t’écouter par-dessus tout, et ca pour toujours.. » « Oh » dit la voix sage du poète, et a te parler aujourd’hui de mes joies monotones et de l’angoisse étrange qui transforment les prochains jours en moments précieux comme si c’était déjà des souvenirs. »
« Tu as le don de me faire agir sans réfléchir, dire des choses que mes lèvres désapprouvent, ce qui fait que je suis toujours surprise de moi-même. Personne au monde n’arrive à me faire autant sortir de moi-même. »
« Et les gens, passionnés par le bonheur, obsédés par le bonheur, tellement difficiles à contenter. Sans hésitation ils bruleraient tout ce qui pourrait nourrir leur idole. »

martes, 8 de noviembre de 2011

La piscine

CLAP CLAP
L'eau fait des cercles d'un bleu du fonds
CLAP CLAP
L’eau fait des bulles, une mousse légère
Qui s'échappe comme elle est venue
Des petits êtres, têtes jaunes et vertes
Roses ou oranges
Tournent sur eux mêmes
Ne sachant que faire de leur corps
Ils tapotent l'eau des mains
Qui s'énerve autour d'eux
Mentons qui flottent
Les yeux qui piquent
Les têtes plongent et remontent vite

Mais il ya ce vide qui les attend
Qui guette celui qui perdra pied
Celui qui se dandine, inconscient du danger
Sans prendre garde se jettera en arrière
Personne n'a remarqué sa détresse
Il sombre, ressurgit, le visage crispé
Je l'imagine déjà, bleu et gonflé
Il arrive presque a reprendre pied
Mais ses bras s'agitent, mouvements saccadés

Tout s'est passé très vite
Quelques secondes auront suffit
Qui pour moi semblent une éternité
Quelqu'un t'a récupéré
Ces quelques secondes écoulées
Ne t'ont même pas traumatisé
Tu es juste un peu essoufflé
Et ton reflexe une fois sauvé
Est de resauter dans l'eau




miércoles, 2 de noviembre de 2011

les souvenirs

Comme si je n’avais jamais existé avant eux

Maintenant j’essaie d'exister sans eux

Et j’essaie d’arrêter cette sensation de manque
Sans succès…
Les souvenirs m’assaillent
Me rattachent au passé
Des odeurs, des sensations,
Des bruits
Qui me piquent comme une lame
M’obligent à m’arrêter sur eux
Je ne fais plus le lien entre les souvenirs
Et la suite de ma vie

Certains me donnent la nausée
Un bruit de mots, le périphérique
Une toux, le plafond qui grince

Des chiens d’appartement qui aboient,
La télé et ses jeux abrutis

Une voisine mal en point

Le manque de lumiere,

Le manque d'espace,

Le manque..

certains me donnent envie de pleurer

Fermer les volets en regardant la nuit tomber

Sentir l'odeur du pain en bas,

Entendre les pas dans les escaliers de l'amie qui visite

Parler et rire avec l'amie assise sur le lit

Le téléphone qui sonne, c'est pour moi je le sais

Fermer les deux verrous, sauter les marches

des escaliers, la belle ballistrade vernie

Mais ce vide toujours présent,

C'est en les recherchant, en les retrouvant

ces souvenirs

que ce vide je le comblerai

La déchirure

Peur d'avoir confiance
Peur d'être  méfiante
Ta musique ne m'inspire
Que du désir
Et ma tête est pleine de mystères
J'aimerais pouvoir réfléchir 
A ce que je dis pour te plaire
Mais je me laisse aller comme dans un conte de fées
Quand ton absence me nargue
La forêt s'assombrit 
Ce rêve n'est plus plaisant
Je me sens perdue, isolée, déroutée, effrayée
Je t’ai confié sans préserver
Tous mes secrets
L’amour dans un palace des tourments incompris
Des autres mais pas de toi
A toi je les ai confiés
Un amour enchanté, imaginé, rêvé
Comme le doux clapotement de l’eau sur les cailloux glissants
Ta voix douce sucrée un gout de miel sauvage 
J’en ai beaucoup dit des choses interdites
Mais tout s’est dispersé
Tout est poussière
Tout est cendres
Tu n’es plus la pour m’entendre
La déchirure, rebelle, profonde
Seule a contempler mon incompris fini
Personne pour consoler ma peine
Mon univers s'effondre
L’eau du ruisseau est devenue stagnante
Je n’entends plus le souffle de ta voix murmurant
Des douces notes rassurantes
Dans ma tete c'est le vide inquietant, angoissant,
Je regarde le chat
Assis sur un toit, fixant la pleine lune, 
De son regard intense,De son sixième sens, me signale
Le mal qui m’attend
Un décor sur fond noir
Un ciel sans étoiles
La brise me murmure de me taire,
Mais moi malgré tout je t'aime
Mon héros, ma muse, mon roi
Pas peur d'avoir confiance,
Car toi seul peux comprendre,
Ta presence est dans moi,
Je le pense comme ca