domingo, 18 de septiembre de 2011

le sommeil

C’est dimanche, dehors il fait beau, nous pourrions nous promener, se sentir joyeux.

Mais soudainement je me sens épuisée. Rien ne me fera bouger de ce fauteuil, rien ne me motive a me lever. Tout autour de moi reste inanimé, la guitare, la télé, les taches ménagères inachevées.

 Je ne touche à rien, je me sens juste respirer. Les enfants se chamaillent, je regarde le désordre, les jouets au sol éparpillés. Rien ne me perturbe. J’observe, les paupières lourdes.

Les enfants me disent « on y va ? ».Moi je dis « je n’ai pas envie » « Lorena va vous emmener, moi je vais me coucher. »

Les yeux me brulent. L'air est lourd, je monte m'allonger, je ferme les yeux, je sens les bourdonnements dans ma tête, je pars lentement dans un rêve, je plonge dans un sommeil profond.

Quand je tente de me réveiller Il est tard, je le sens. Les enfants sont rentrés. Le sommeil me rattrape, je lutte, je tente d'ouvrir les yeux, le rêve me ramène a lui, désordonné, inachevé.

Je me lève enfin, mal reposée, et je trainerai ma fatigue tout le reste de la journée…

crying for my sins

Lying on my bed, I lick the tears at the corners of my mouth.
There's so much loneliness here.
I turn my head towards the window, there's a slow-moving cloud, it makes a strange shape, it reminds me of you.

There's so much space around me.
It's you I swear, Its mouth is moving, it's colour's changing.
Its greyness, there's so much sadness inside me.
It looks sad, it looks hurt, it looks so unhappy.
It looks so much like you

There's too much silence around me.
You can't forgive me for what I've done, for my sins
are worse than you leaving me.
There´s so much anguish inside me.

I can see your eyes in that cloud,
blue grey crying out
How can I repair if you cant forgive me, no you cant forgive me
There's nothing left inside me
there's nothing else except me

The cloud has evaporated
the rain is crying out
my tears are running out
it's crying out outside but its drying out inside me

les âmes délaissées

Aujourd'hui, je me trouvais par terre au milieu des jouets qui trainaient et je t'aurais cherché, parmi les soldats désarticulés, les poupées écheuvelées, le cœur brisé, comme cette tirelire au ventre éclaté. J'aurais en moi cette tristesse, ce sentiment d'avoir été abandonnée et négligée.
Irréparables nous gisons ainsi sur le sol, éparpillés.

                                   

Moi la poupée au regard figé, les jambes écartelées. Toi le soldat abimé, figé dans ton élan. Et personne pour nous réunir...
Deux âmes délaissées...
Ce soir on va nous ramasser, nous jeter dans un panier, nous allons suffoquer, on sera séparés.
                       


La nuit toi la fille couchée dans ton lit tu pleures. Un lit devenu trop petit, l'envie de sortir des draps..Tu m'as jetée par terre, et je gis la comme une culotte sale au milieu des winnies l'ourson que forment le tapis. Et tu me regardes m'éloigner de ton cœur.Tu sens l'enfance t'échapper, tu n'as plus peur de dormir seule la nuit, tu resteras éveillée dans le noir et tu écouteras les battements de ton cœur, tu sentiras des sensations nouvelles t'envahir le corps.

                                      

De mes yeux figés je te regarderai, triste de ne plus te protéger, a me demander ce qui me remplacera. Car demain c'est le grand jour. Le jour du ménage de printemps. Tu m'auras ramassée, remise dans le panier et montée au grenier.

Je vivrai dans le noir jusqu'au jour ou tu viendras me récupérer pour la brocante du village. Peut-être ressentiras- tu un peu d'affection pour moi avant notre separation.. peut-être deviendrais-je un objet de décor ou bien je resterai un jouet.

Mon amoureux le soldat tu le mettras dans une boite en carton, avec d'autres personnages réservés aux garçons. A la fin de la vente, l'un continuera à vivre dans la lumière l'autre retournera au grenier. Mais nos âmes seront perdues.
Photos de l'exposition de Annette Messager, Mexico City

domingo, 11 de septiembre de 2011

Le miroir

Elle était assise en tailleur sur le lit défait, légèrement penchée en avant, les coudes sur les genoux, a regarder cette poterie qu'elle avait acheté, pas très convaincue, à un marchand dans la rue, dans le but de décorer cette pièce encore un peu vide, un peu froide, et d'y ajouter une couleur plus locale...Après un moment à se demander pourquoi elle avait choisi cette poterie laquée sans charme particulier, ses yeux se détournèrent pour se poser dans le miroir et rencontrer sa propre image. Elle était étonnée du sérieux qu'elle se trouvait sur le visage, cet air concerné, et elle se trouvait un peu fatiguée. Mais cet air de fatigue donnait a ses yeux un air plus intense, les pupilles semblaient briller plus que d'habitude. Quelque chose avait changé en elle...

Elle se trouvait maigrie ces temps ci, mais ça ne la dérangeait pas. Son buste, ses épaules, ses bras lui donnait un peu un air de danseuse, ce qui la fit sourire car elle avait fait 1 an de danse a 10 ans mais sans conviction et involontairement. Ses parents la trouvait trop garçonne et  pensaient que la danse l'éduqueraient à avoir un comportement plus gracieux. En fait la danse l'avait complexée, elle avait pris conscience de ses maladresses, son corps trop fin, trop grand, son manque d'agilité. Elle avait l'impression qu'à cet âge la on pouvait déjà paraitre élégant et avoir des airs de femme, ce qui ne lui plaisait pas du tout mais d'un autre coté elle les enviaient..

Maintenant elle se rendait compte qu'en fait elle avait une certaine grâce innée qui lui suffisait. Cela lui donnait envie de travailler plus sa posture et de relever plus la tête. Elle s'exerçait devant le miroir..Bien qu'elle trouvait son corps plus féminin qu'avant, elle découvrait que ses muscles ressortaient plus, ça lui faisait penser au corps d'un garçon, un garçon plus jeune qu'elle.. Elle aimait se toucher en se regardant les mains, elle aimait  jouer a se dédoubler en se disant que ses mains n'étaient pas les siennes, mais les mains d'un homme, ou d'une autre femme. La chaleur faisait ressortir les veines des ses mains. Elle se prit les hanches, se croisa les mains sur les épaules, puis les reposa sur son ventre, les doigts écartés. 
Elle se mit à penser à lui et l'imaginait assis en tailleur dans le miroir la regardant, en prenant sa place. Elle se demanda s’il poserait ses mains sur ses genoux, comme elle, ou s’il les joindrait entre ses jambes, ou s’il les poserait des deux cotés de son corps, la tête un peu penchée, tout en s'étudiant. Lui était nu mais elle, ne l'était pas complètement. Elle préférait le corps d’un homme nu assis en tailleur que celui d'une femme. Elle le trouvait élégant et avait envie d’être son corps à lui, d'être dans son corps et avec son corps. Elle voulait le contact de sa peau, elle voulait le contact charnel des deux sexes.

Elle voulait tout d'un coup rejoindre cet homme dans le miroir pour se fondre en lui, s'envelopper autour de son corps, que les sangs bouillonnent ensemble, que les sexes fusionnent. En imaginant ça, elle se caressait pour ressentir les vibrations de son corps, elle voulait sentir sa peau frissonner, elle voulait s'entendre respirer et ressentir le bas de son corps battre comme les tempes de sa tête. Elle regardait son corps réagir à ses propres caresses, et l'érotisme qu'elle dégageait d'elle même la poussait à aller plus loin et imaginer ses caresses a lui..Il sortit du miroir pour la rejoindre et elle ferma les yeux, enveloppée de son aura. Elle se laissa tomber sur le lit et se laissa aller...
paroles d'indochine Les portes du Soir

Amour naturiste un pré rempli de toi



 J'ai rêvé de toi les yeux ouverts, fixant le ciel.
Les couleurs vives de la fin du jour qui s'étirent comme un filet de sang s'assombrissant.
Je m'y attarde jusqu'au soir et j'imagine tes yeux fixés sur moi.
Je marche dans les herbes hautes, elles me chatouillent le corps, je marche a travers elles et j'imagine tes mains, j'imagine tes doigts qui légèrement caressent ma peau.
la chaleur du soleil couchant...je la sens au fonds de moi.
Les légers frissons d'un brun d'herbe dans le cou, c'est le souffle de ta bouche.
Il ya des fleurs de toutes les couleurs.
le rouge des coquelicots, mon cœur qui bat, un flux de sang.
Je me couche, enveloppée de ce pré, inondée d'odeurs sucrées.
Je me laisse caresser par les tiges abondantes de sève, je les touche, je les caresse, je les fais passer entre mes doigts, leur odeur me pénètre les sens;
Au dessus de moi les têtes des coquelicots se penchent et me regardent.
J'aime cette sensation de plaisir solitaire.

Je jouis de cette abondance de couleurs, d'odeurs.
Ton parfum, ta bouche, tout de toi est la, dans cette nature qui m'avale.Maintenant que la pluie a cessé, la nature ne grandira plus et je resterai la a attendre que le soleil  m'assèche.
Je ne me relèverai pas, je m'écorcherai des écorces des arbres.
Les papillons me butineront et iront éparpiller des bouts de moi dans les prés, les clairières.
Les fleurs auront un peu de mon âme et peut-être le vent m'emportera vers toi.

Dans ton jardin je t'attendrai, tu me découvriras, tu me sentiras.
Tu t'occuperas de moi, tu m'arroseras, tu m'épanouiras.
J'embellirai ta vie
J'embellirai ton intérieur.
je me décuplerai
me transformerai en pré, et le matin au réveil je t'aurais enveloppé de mes feuilles humides.
Je t'inonderai de ma rosée, mes pétales se disperseront sur ton corps dénudé.
Tu sentiras mon odeur te pénétrer,
le pollen flottera dans la pièce comme des flocons de neige.
Tu jouiras de ma beauté éparpillée, ma tige te pénètrera et tout recommencera, on se dispersera.

Au dessus de ma tête le ciel est devenu noir, j'ai un peu froid
Tout est calme autour de moi, je suis seule.
Je crois que j'ai rêvé de toi

Paroles sur photos: Indochine. La chevauchée des champs de blés

lunes, 18 de julio de 2011

Dark sweet spring

Lost like the dogs on the hills, lost in a cloud of confusion, confused about the weather, waiting for the seasons to change, but the flowers always smell the same..
I recall my springs abroad, the flowers blooming, the magnificent cherry-trees, the honeysuckle strong smells...Don't cough! Don't sneeze!
the daisies and the yellow daffodils, growing happily in graveyards..the poppies in the field, war heroes my darling...
I remember the ducks quacking by the river, the swans protective of their nests, the black swan drowning the baby geese "leave my territory!" Ducklings jumping off the banks, making riddles in the water..and two males for one female, is this called duck rape?
All that I keep inside in my heart and the early misty mornings..I try not to think of the drownings..
I recall smelling the fresh air as I got out to buy the bread, birds twittering in the trees, old ladies walking with their bags on wheels..Fragile, but determined...They have won one more spring!
Memories of my youth..
But death is creeping everywhere..the flower shops sell their majestic chrisanthemums, perfect for a start to the spring.
The crypt is waiting for me, here's a family reunion, the flowers were changed already. I've come for a visit, a pleasant spring walk in the cemetary.Then we'll go for a bike ride.
How strange and morbid this season is for me...

nightmare of death

She's not far the witch, she's waiting in the backyard, in her back coat..
Her eyes are smiling, they love the sight of my pathetic life..
The eyes of the dark lady are full of malice, oh yes they do love me!
Every day they wish me good luck, the eyes of death wide open above me.."Go away foul beast!"
"I could kill you with my bare hands" but my hands are not part of me, they're suffocating me, I want to leave my skin.It's embarassing me..
But I cant leave you my children, or you may leave with me, because death drags me in...