viernes, 13 de enero de 2012

Aurige au poete, pasage de Voeux non-avenus de Claude Cahun

Car ces phrases me font penser a ce que je pourrais te dire
Traduit de l'anglais par moi


 « Et l’élève mal disciplinée ne peut que t’offrir un peu de sa folie en échange… »

« Ne laisse pas l’ennui te prendre. C’est vraiment malsain. Penses a toutes les choses les plus folles, et fais les. »

 « Je m’exprime très très mal. Il ya des phrases qui ne sont pas faites pour être comprises mais plutôt ressenties. A quoi ca sert de dire « I love you » ? J’espère seulement être capable d’y penser très fort, près de toi, dans le silence »
 « Je peux réaliser la transmutation des signes. Des signes j’en ferai des sons, des sons j’en ferai des odeurs, des odeurs j’en ferai des baisers, des baisers j’en obtiendrai des caresses. »
« Mon maitre me réconforte de sa gentillesse, hélas, tellement mal rendue par moi. Je dois être insupportable. »
« Oui tu es unique mon petit dieu (tout le  monde en est un bien sur, mais toi plus que les autres) »
« Mais peut être garderas tu une amitié simple et profonde pour moi (est ce trop ambitieux ?) »
« Ne me pitie pas, mon cas est plutôt a envier. Je t’ai dit que je ne pouvais m’empêcher de déifier tout ce que j’aime. Tu as compris que si l’amour devenait vrai, le jeu deviendrait dangereux »
« Ecris moi que tu comprends, que tu pardonnes, que tu oublies, que tu es es heureux. » « Ne t’inquiètes pas pour moi. Jai l’habitude de voir mes rêves s’échapper » te dis-je, laissant mes bras orientaux tomber le long de mon  corps. »
« J’ai grand plaisir à te parler, t’écouter par-dessus tout, et ca pour toujours.. » « Oh » dit la voix sage du poète, et a te parler aujourd’hui de mes joies monotones et de l’angoisse étrange qui transforment les prochains jours en moments précieux comme si c’était déjà des souvenirs. »
« Tu as le don de me faire agir sans réfléchir, dire des choses que mes lèvres désapprouvent, ce qui fait que je suis toujours surprise de moi-même. Personne au monde n’arrive à me faire autant sortir de moi-même. »
« Et les gens, passionnés par le bonheur, obsédés par le bonheur, tellement difficiles à contenter. Sans hésitation ils bruleraient tout ce qui pourrait nourrir leur idole. »

martes, 8 de noviembre de 2011

La piscine

CLAP CLAP
L'eau fait des cercles d'un bleu du fonds
CLAP CLAP
L’eau fait des bulles, une mousse légère
Qui s'échappe comme elle est venue
Des petits êtres, têtes jaunes et vertes
Roses ou oranges
Tournent sur eux mêmes
Ne sachant que faire de leur corps
Ils tapotent l'eau des mains
Qui s'énerve autour d'eux
Mentons qui flottent
Les yeux qui piquent
Les têtes plongent et remontent vite

Mais il ya ce vide qui les attend
Qui guette celui qui perdra pied
Celui qui se dandine, inconscient du danger
Sans prendre garde se jettera en arrière
Personne n'a remarqué sa détresse
Il sombre, ressurgit, le visage crispé
Je l'imagine déjà, bleu et gonflé
Il arrive presque a reprendre pied
Mais ses bras s'agitent, mouvements saccadés

Tout s'est passé très vite
Quelques secondes auront suffit
Qui pour moi semblent une éternité
Quelqu'un t'a récupéré
Ces quelques secondes écoulées
Ne t'ont même pas traumatisé
Tu es juste un peu essoufflé
Et ton reflexe une fois sauvé
Est de resauter dans l'eau




miércoles, 2 de noviembre de 2011

les souvenirs

Comme si je n’avais jamais existé avant eux

Maintenant j’essaie d'exister sans eux

Et j’essaie d’arrêter cette sensation de manque
Sans succès…
Les souvenirs m’assaillent
Me rattachent au passé
Des odeurs, des sensations,
Des bruits
Qui me piquent comme une lame
M’obligent à m’arrêter sur eux
Je ne fais plus le lien entre les souvenirs
Et la suite de ma vie

Certains me donnent la nausée
Un bruit de mots, le périphérique
Une toux, le plafond qui grince

Des chiens d’appartement qui aboient,
La télé et ses jeux abrutis

Une voisine mal en point

Le manque de lumiere,

Le manque d'espace,

Le manque..

certains me donnent envie de pleurer

Fermer les volets en regardant la nuit tomber

Sentir l'odeur du pain en bas,

Entendre les pas dans les escaliers de l'amie qui visite

Parler et rire avec l'amie assise sur le lit

Le téléphone qui sonne, c'est pour moi je le sais

Fermer les deux verrous, sauter les marches

des escaliers, la belle ballistrade vernie

Mais ce vide toujours présent,

C'est en les recherchant, en les retrouvant

ces souvenirs

que ce vide je le comblerai

La déchirure

Peur d'avoir confiance
Peur d'être  méfiante
Ta musique ne m'inspire
Que du désir
Et ma tête est pleine de mystères
J'aimerais pouvoir réfléchir 
A ce que je dis pour te plaire
Mais je me laisse aller comme dans un conte de fées
Quand ton absence me nargue
La forêt s'assombrit 
Ce rêve n'est plus plaisant
Je me sens perdue, isolée, déroutée, effrayée
Je t’ai confié sans préserver
Tous mes secrets
L’amour dans un palace des tourments incompris
Des autres mais pas de toi
A toi je les ai confiés
Un amour enchanté, imaginé, rêvé
Comme le doux clapotement de l’eau sur les cailloux glissants
Ta voix douce sucrée un gout de miel sauvage 
J’en ai beaucoup dit des choses interdites
Mais tout s’est dispersé
Tout est poussière
Tout est cendres
Tu n’es plus la pour m’entendre
La déchirure, rebelle, profonde
Seule a contempler mon incompris fini
Personne pour consoler ma peine
Mon univers s'effondre
L’eau du ruisseau est devenue stagnante
Je n’entends plus le souffle de ta voix murmurant
Des douces notes rassurantes
Dans ma tete c'est le vide inquietant, angoissant,
Je regarde le chat
Assis sur un toit, fixant la pleine lune, 
De son regard intense,De son sixième sens, me signale
Le mal qui m’attend
Un décor sur fond noir
Un ciel sans étoiles
La brise me murmure de me taire,
Mais moi malgré tout je t'aime
Mon héros, ma muse, mon roi
Pas peur d'avoir confiance,
Car toi seul peux comprendre,
Ta presence est dans moi,
Je le pense comme ca

domingo, 18 de septiembre de 2011

le sommeil

C’est dimanche, dehors il fait beau, nous pourrions nous promener, se sentir joyeux.

Mais soudainement je me sens épuisée. Rien ne me fera bouger de ce fauteuil, rien ne me motive a me lever. Tout autour de moi reste inanimé, la guitare, la télé, les taches ménagères inachevées.

 Je ne touche à rien, je me sens juste respirer. Les enfants se chamaillent, je regarde le désordre, les jouets au sol éparpillés. Rien ne me perturbe. J’observe, les paupières lourdes.

Les enfants me disent « on y va ? ».Moi je dis « je n’ai pas envie » « Lorena va vous emmener, moi je vais me coucher. »

Les yeux me brulent. L'air est lourd, je monte m'allonger, je ferme les yeux, je sens les bourdonnements dans ma tête, je pars lentement dans un rêve, je plonge dans un sommeil profond.

Quand je tente de me réveiller Il est tard, je le sens. Les enfants sont rentrés. Le sommeil me rattrape, je lutte, je tente d'ouvrir les yeux, le rêve me ramène a lui, désordonné, inachevé.

Je me lève enfin, mal reposée, et je trainerai ma fatigue tout le reste de la journée…

crying for my sins

Lying on my bed, I lick the tears at the corners of my mouth.
There's so much loneliness here.
I turn my head towards the window, there's a slow-moving cloud, it makes a strange shape, it reminds me of you.

There's so much space around me.
It's you I swear, Its mouth is moving, it's colour's changing.
Its greyness, there's so much sadness inside me.
It looks sad, it looks hurt, it looks so unhappy.
It looks so much like you

There's too much silence around me.
You can't forgive me for what I've done, for my sins
are worse than you leaving me.
There´s so much anguish inside me.

I can see your eyes in that cloud,
blue grey crying out
How can I repair if you cant forgive me, no you cant forgive me
There's nothing left inside me
there's nothing else except me

The cloud has evaporated
the rain is crying out
my tears are running out
it's crying out outside but its drying out inside me

les âmes délaissées

Aujourd'hui, je me trouvais par terre au milieu des jouets qui trainaient et je t'aurais cherché, parmi les soldats désarticulés, les poupées écheuvelées, le cœur brisé, comme cette tirelire au ventre éclaté. J'aurais en moi cette tristesse, ce sentiment d'avoir été abandonnée et négligée.
Irréparables nous gisons ainsi sur le sol, éparpillés.

                                   

Moi la poupée au regard figé, les jambes écartelées. Toi le soldat abimé, figé dans ton élan. Et personne pour nous réunir...
Deux âmes délaissées...
Ce soir on va nous ramasser, nous jeter dans un panier, nous allons suffoquer, on sera séparés.
                       


La nuit toi la fille couchée dans ton lit tu pleures. Un lit devenu trop petit, l'envie de sortir des draps..Tu m'as jetée par terre, et je gis la comme une culotte sale au milieu des winnies l'ourson que forment le tapis. Et tu me regardes m'éloigner de ton cœur.Tu sens l'enfance t'échapper, tu n'as plus peur de dormir seule la nuit, tu resteras éveillée dans le noir et tu écouteras les battements de ton cœur, tu sentiras des sensations nouvelles t'envahir le corps.

                                      

De mes yeux figés je te regarderai, triste de ne plus te protéger, a me demander ce qui me remplacera. Car demain c'est le grand jour. Le jour du ménage de printemps. Tu m'auras ramassée, remise dans le panier et montée au grenier.

Je vivrai dans le noir jusqu'au jour ou tu viendras me récupérer pour la brocante du village. Peut-être ressentiras- tu un peu d'affection pour moi avant notre separation.. peut-être deviendrais-je un objet de décor ou bien je resterai un jouet.

Mon amoureux le soldat tu le mettras dans une boite en carton, avec d'autres personnages réservés aux garçons. A la fin de la vente, l'un continuera à vivre dans la lumière l'autre retournera au grenier. Mais nos âmes seront perdues.
Photos de l'exposition de Annette Messager, Mexico City