lunes, 23 de febrero de 2015

le 27 et le 28 Juin 2014



De l’autre coté du lac, je ne vois que le mur opaque qui nous sépare.
Tu es si loin là-bas, tu te tiens comme un temple au milieu d’un nuage.

Seul mais entouré d’une nuée de fidèles,
Tu marches confiant de l’amour qui t’enlace.

Comme une colonie d’oiseaux migrateurs, à la pointe de l’estrade,
Et tout autour dela scène, prets à avaler vos sons, vos notes, ta voix.

J’y étais ces jours-la, j’avais cassé le mur et survolé la terre, traversé les nuages.
Un oiseau migrateur solitaire rejoignant ses semblables.

Des airs connus, enchanteurs soulèvent la foule, voici Alice, gracieuse, majestueuse,
Vous troublez la nature du temps et de l’espace.

Défiant le ciel, scintillant les étoiles, muant la nuit au jour, éparpillant vos notes,
Qui soulèvent la terre, semant des confettis, éclatant les orages faisant tomber la pluie.

Dans une jouissance commune d’un monde circulaire,
 J’oublie tout ce qui ferait de ce monde un cauchemar.

Maintenant je regarde à travers le brouillard les structures hautes et froides,
Un ciel sans étoiles et fermé aux regards.

Entourée du monde circulaire d’un lac calme et plat,
Aucun oiseau ne vole ici bas dans ce ciel sans étoiles,

Aucun son pour casser ce mur qui nous sépare.


Graffiti space



Comme pour un graffiti j’ai écrit vite, dans un espace limité. Inspirée des maitres de l’art urbain vu à Shanghai dans une galerie en vue d’être détruire pour être rénovée. A L’art visuel éphémère s’ajoutent  des effets de contraste de la ville noire du BCP et l’urbanisme s’en trouve coloré.

A travers les épines argentées je te vois dans le miroir, te tenant droit comme un pic, sur les toits de la ville haute. Le vertige m’empêche de t’atteindre, pourtant je tends les bras, a travers les rasoirs. Donne moi ta main je la prendrai sans faire couler une lame.

Les tours petites grandes et moyennes, a l’encre de Chine je les dessine, sur du carton et des boites de métal usées et  liées par des fils électriques qui leur donnent la lumière, je marche et te cherche, dans l’artificiel de la nuit, le soleil a travers la vitre me sourit.

Grande fille aux jambes effilées, colée au mur tu t’élèves dans le ciel, paumes ouvertes et sourire effacé, qui médite sur le monde et tu veux le changer. Figée dans l’action tu me fixe de tes yeux bridés, je m’enfuirai avec toi et le mur fissuré ne résistera pas.

Assise dans la poussière de la lumière je joue avec ces boules de polystyrène qui sont mes yeux dans la salle envahie de fresques murales de fantômes urbains. Deux boules rondes que je tourne et retourne pour mieux comprendre ce que je dois voir, inimitable.

Devant le noir et le gris de la brique introuvable à Shanghai, des barres en croix rouges de sang qui traversent le chantier  reconstitué comme mon cœur traversé par des flèches.  Des idées en chantier, les exhiber dans cette galerie, mais la brique grise est rare ici.

Un petit bonhomme me regarde en coin, et de son long bras filiforme m’enlace dans le miroir. De son grand œil il me sourit, et il me dit de le suivre. Dans les escaliers  il longe les murs, et je veux prendre sa main, fuir dans la main de son maitre et renaitre.

Caligraphie, gribouillis, encre de chine, peinture a l’eau ou acrylique, spray rebelle, je passe ma main sur tous ces murs, lève la tète vers le plafond et trace mes pas sur le sol, diversité de l’urbanisme, ton coté sombre éclairé par la lumière qui traverse la vitre.

sábado, 21 de febrero de 2015

Fate



In a place far away where the lotus never dies,
Where small children smile behind the steaming rice,
And men live in wide building sites,
In a place far away, where the sun is orange at sunset and sunrise
And a layer of smoke veil the lakes and the sky,
I cannot see the sun rise but I’m up so early,
I see the buildings so neat, so tidy,
Avoid the silent bikes and the crazy taxis.

Cardboard monuments  modelled on the real thing,
I hear some birds, I see some lost dogs, some true forgotten nature,
Everyone live in harmony and everything has a meaning,
I can run at night, my priority is my safety.
I drink out of fake coca cola cans,
And there’s a Starbuck at every corner of the street,
It’s a world of delicious cakes and bread, except the bread is a bit too sweet,
And the cakes are too creamy.

I live in a world of dreams but I’m here by default,
Not because I’m needed.
I thought I would see the mountains, the rivers and the panda forests,
The Forbidden City and the rice terraces.
But instead I’m trapped here during Chinese New Year,
In a deserted city, even the fireworks have stopped detonating,
And I should enjoy the silence that make my children sleep.


viernes, 20 de febrero de 2015

The dream


https://soundcloud.com/ginie2/the-dream



Dreams watering my eyes
And I live far from them
And you are too busy
With everybody else

The things you did for me
In my heart I promise
I will never forget
I will never forget

Will I see you again?
I rememeber your eyes
Your hand so warm in mine
I will never forget
I will never forget
 I will never forget

And don’t think
my heart is cold and dead
leaves  covering the notes
in my mind I’ll live the dream again
I will never forget

Today it’s Chinese New Year Day
A rain of fireworks
Reflecting on the floor
My dreams and memeories
I will never forget I will never forget

And I feel the music vibrating
From behind my eyes closed
And please remember me
And please remember me
And please remenber me

jueves, 19 de febrero de 2015

Insanity Online

Texte sur l'effet que peut avoir les reseaux sociaux: les malentendus, la distortion, la désinformation, la misinterpretation, les commentaires indirects etc...et l'effet que ca peut avoir sur l'estime de soi, comment on pense que les gens nous percoivent, et surtout..l'effet pervers du réseau social qui est le sentiment d'isolation..de rejet des gens auquels on s'etait attachés, le sentiment d'etre ostracisé. L'illusion que les gens nous connaissent alors qu'ils ne nous connaissent pas. Une image que n'importe qui peut nous coller a la peau, les abus de pouvoir. L'impression qu'il faut, ironiquement, se fermer comme une huitre pour se proteger de la médisance. L'impression qu'ouvrir son coeur c'est etre fou, dans cette société.
texte en chanson en bas , lien soundcloud.
 
Hey, you know, I am not safe in this place.
Hey , you know, I’m not so comfortable in his place.

Some say I’m full of vanity,
And I suffer from insanity,
And what do you think about me?
I envy my ennemies,
And I suffer from jealousy,
My future here is so bleak.

Hey, Iam sorry if I offended any of you.
Hey, I feel mean, I would have thanked you with a kiss.
A lot of comments  get deformed,
Sucking my blood at 2.00oclock
And what do you care anyway.

But  I don’t  find ridiculous
My desire to open up…
To you.
A bit of me leaked every day,
The air is not so pretty…
Anyway.

But I don’t find ridiculous,
Nor pretentious or suspicious to open up to you.

Feelings need to be kept away,
Emotions must be kept secret,
But who tells you what to say?

I’ve done no wrong
To try to exist
In this place.

https://soundcloud.com/ginie2/insanity-online-1

sábado, 16 de marzo de 2013

Pachuca mon amour


Sur les plateaux arides, dans les forets de sapin, un climat tempéré me protége.

Des petits commerces, des petits restaurants, on y entend une musique mexicaine.

Un rythme mélancolique qui fige le temps accompagne la routine quotidienne.

Chantant les amours idéales, pleurant les amours perdues, toujours ce mugissement languissant.
Accompagnée de guitares et de cuivres, cette musique semble être figée dans le temps.

Pachuca, tes rochers échappent à la chaleur de l’été et de leur blancheur sort des  âmes d’enfant.
Vaincre le vertige, surpasser ses peurs, récompensées par la vue surprenante.

Dominer le lac, observer la foule, loin du tourisme agressif, pas d’hôtels luxueux, l’endroit se vide lentement.

Je repense aux Pyrénées de mes vacances d’hiver, dans la deux-chevaux sans aire climatisé, assise sur un siège brulant.

Huit heures minimum, 12 heures si on traine. Je rêve en regardant les allées de pins qui bordent l’autoroute.

Le bonheur est fait de moments uniques, imprégnés des murs en pierre qui abritent les âmes sensibles.

Comme a travers la fenêtre de cette cabana, d’où je regarde mes enfants jouer dans l’herbe humide, et d’où les serpents sifflent dangereusement.