De l’autre coté
du lac, je ne vois que le mur opaque qui nous sépare.
Tu es si loin là-bas,
tu te tiens comme un temple au milieu d’un nuage.
Seul mais entouré
d’une nuée de fidèles,
Tu marches
confiant de l’amour qui t’enlace.
Comme une colonie
d’oiseaux migrateurs, à la pointe de l’estrade,
Et tout autour dela scène, prets à avaler vos sons, vos notes, ta voix.
J’y étais ces
jours-la, j’avais cassé le mur et survolé la terre, traversé les nuages.
Un oiseau
migrateur solitaire rejoignant ses semblables.
Des airs connus, enchanteurs
soulèvent la foule, voici Alice, gracieuse, majestueuse,
Vous troublez la
nature du temps et de l’espace.
Défiant le ciel,
scintillant les étoiles, muant la nuit au jour, éparpillant vos notes,
Qui soulèvent la
terre, semant des confettis, éclatant les orages faisant tomber la pluie.
Dans une
jouissance commune d’un monde circulaire,
J’oublie tout ce qui ferait de ce monde un
cauchemar.
Maintenant je
regarde à travers le brouillard les structures hautes et froides,
Un ciel sans
étoiles et fermé aux regards.
Entourée du monde
circulaire d’un lac calme et plat,
Aucun oiseau ne
vole ici bas dans ce ciel sans étoiles,
Aucun son pour
casser ce mur qui nous sépare.