jueves, 19 de febrero de 2015

Insanity Online

Texte sur l'effet que peut avoir les reseaux sociaux: les malentendus, la distortion, la désinformation, la misinterpretation, les commentaires indirects etc...et l'effet que ca peut avoir sur l'estime de soi, comment on pense que les gens nous percoivent, et surtout..l'effet pervers du réseau social qui est le sentiment d'isolation..de rejet des gens auquels on s'etait attachés, le sentiment d'etre ostracisé. L'illusion que les gens nous connaissent alors qu'ils ne nous connaissent pas. Une image que n'importe qui peut nous coller a la peau, les abus de pouvoir. L'impression qu'il faut, ironiquement, se fermer comme une huitre pour se proteger de la médisance. L'impression qu'ouvrir son coeur c'est etre fou, dans cette société.
texte en chanson en bas , lien soundcloud.
 
Hey, you know, I am not safe in this place.
Hey , you know, I’m not so comfortable in his place.

Some say I’m full of vanity,
And I suffer from insanity,
And what do you think about me?
I envy my ennemies,
And I suffer from jealousy,
My future here is so bleak.

Hey, Iam sorry if I offended any of you.
Hey, I feel mean, I would have thanked you with a kiss.
A lot of comments  get deformed,
Sucking my blood at 2.00oclock
And what do you care anyway.

But  I don’t  find ridiculous
My desire to open up…
To you.
A bit of me leaked every day,
The air is not so pretty…
Anyway.

But I don’t find ridiculous,
Nor pretentious or suspicious to open up to you.

Feelings need to be kept away,
Emotions must be kept secret,
But who tells you what to say?

I’ve done no wrong
To try to exist
In this place.

https://soundcloud.com/ginie2/insanity-online-1

sábado, 16 de marzo de 2013

Pachuca mon amour


Sur les plateaux arides, dans les forets de sapin, un climat tempéré me protége.

Des petits commerces, des petits restaurants, on y entend une musique mexicaine.

Un rythme mélancolique qui fige le temps accompagne la routine quotidienne.

Chantant les amours idéales, pleurant les amours perdues, toujours ce mugissement languissant.
Accompagnée de guitares et de cuivres, cette musique semble être figée dans le temps.

Pachuca, tes rochers échappent à la chaleur de l’été et de leur blancheur sort des  âmes d’enfant.
Vaincre le vertige, surpasser ses peurs, récompensées par la vue surprenante.

Dominer le lac, observer la foule, loin du tourisme agressif, pas d’hôtels luxueux, l’endroit se vide lentement.

Je repense aux Pyrénées de mes vacances d’hiver, dans la deux-chevaux sans aire climatisé, assise sur un siège brulant.

Huit heures minimum, 12 heures si on traine. Je rêve en regardant les allées de pins qui bordent l’autoroute.

Le bonheur est fait de moments uniques, imprégnés des murs en pierre qui abritent les âmes sensibles.

Comme a travers la fenêtre de cette cabana, d’où je regarde mes enfants jouer dans l’herbe humide, et d’où les serpents sifflent dangereusement.

domingo, 6 de enero de 2013

inspiration



Dans la poussière du sol sous mes pieds je cherchais des mots qui pourraient donner un sens a ma pensée . La terre a donné des fleurs qui m’ont irritée, sans toi ce n’était que désolation, un desert de fleurs sechées
Je cherchais des papillons, je ne trouvais sur le sol que des ailes éparpillées. Sur le terrain glissant je cherchais mon équilibre, mais les branches étaient un peu fragiles et risquaient de se briser. il yavait encore des bruits qui me perturbaient

Meme aujourd'hui les mots sortent hésitants, saccadés. J’avale l’air et j’ai l’impression un peu d’étouffer. Mais il n’est pas trop tard. J'écris sans me relire, les mots tombent comme des éclairs, s’abattent et s’abandonnent sur la page un peu grisatre des mots que j'ai jadis effacés.
Accompagnée de sons et de la lumière tamisée du dehors, dans la douceur automnale de la nuit, je compte les mois ou les mots sont restés enfouis derrière cette porte dont j’ai perdu la clé.

On a tous nos peurs mais je demande ta grâce. Je te parle à toi l’inspiration, mon inspiration. Le monde a changé, il tourne sans arrêt, tes priorités aussi mais n'oublies pas que je suis la .
La peur parfois me fait tourner la tête et je tourne dans le sens inverse de la terre. J’ai construit un château de verre qui protège mes rêves mais briseras-tu les vitres sans que je sache pourquoi ? Et ou iront tous ces rêves une fois évadés de leur forteresse ? Se figeront t’ils sous des  pierres immobiles, muets, comme des lettres inachevées ?

Je ne serai plus qu’un fantôme en haillons et personne ne saura sauf toi. Il n’y aura que l’enfant en moi qui pleurera sous un visage figé.

Aujourd'hui quelque chose a changé. Je suis sous mes draps que j’ai mouillés de larmes. Regarde ce qu’il m’arrive, une transformation s’est opérée en moi. Je suis une mutante, c’est bien mon corps mais tu m’as donné ta voix. j’aime quand elle pleure des notes qui glissent sur ma peau. Et si je perdais la  vision, je garderais les yeux ouverts. Tel un chat je fixerais dans la nuit les sons qui m’entoureraient.

Lèves-toi et ouvres les rideaux que je redécouvre la lumière et que je m’en éclabousse dans toute ma nudité. Dehors mon corps s’abime, exposé a la fumée et aux rayons du soleil, mais mon âme est purifiée, et  guidée par ta voix j’affronterai mes peurs, je retrouverai la foi et la parole me reviendra.

sábado, 18 de agosto de 2012

Sacrilège d'été

                                 Rimbaud, Départ 

                                 Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
                                 Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
                                 Assez connu. Les arrêts de la vie. Ô Rumeurs et Visions !
                                 Départ dans l'affection et le bruit neufs !



Sacrilège
Ils ont brûlé la terre de leurs ancêtres, la pâture des chiens errants, le refuge des âmes perdues

Sacrilège
De brûler les écrits d'une âme damnée, je n'y toucherai pas, je te le promets.

J'ai encore une fois tréspassé sur la terre couverte de mousse d'été, de fleurs bleues et jaunes, de ces fougères ou dorment les serpents argentés.
Une saison des pluies, c'est mon deuxième été dans ce jardin sauvage, maltraité par quelques démons,
Mais éclairé par les éclairs du ciel, une lune pleine et des vagues d’étoiles.
La pluie céleste protège encore cette terre sacrée.

Ce que je lis dans les journaux, un fait divers des plus banals:
On a retrouvé une jeune fille allongée sous le ciel ténébreux,
Un nuage de plomb recouvre son corps a moitie défait,
La bouche du bleu qui l'entoure, ensanglantée,
Les joues couvertes de l'encre de ses yeux qui cherchent à comprendre.

Désorientée d'un amour enchanté au-delà des mers ou le courant m’entraîne,
Les requins en chemin guettent mes mouvements.
Ils ont écouté mes plaintes mais peu troublés, ayant du mal à digérer,
ils recrachent le morceau de chair qu'ils ont arraché.
Un morceau de mon âme repose au fonds de la mer et mes trésors avec.

Ce que je vois sur le bord du chemin, un fait des plus banals:
Une jeune fille gît les genoux repliés sur ce lit de mousse,
Comme un déchet jeté a terre. Il est allongé près d'elle. Elle fixe le ciel, comme tétanisée et lui fume une cigarette. Il manque quelque chose à l'enfance.

Les éclairs du ciel, la pluie céleste, la lune amoureuse et les vagues d’étoiles
Chamboulent cette terre sacrée où je continue de marcher pour évacuer les pensées,
Et chasser les fumées qui remplissent l'air stagnant de l'été.

Un jour je trouverai la lumière et la route qui m'emmènera vers toi,
Enveloppée du silence étouffant de l'été, je m'éloignerai de la solitude dans laquelle je me suis enfermée,
Je retrouverai la terre de mes ancêtres,
je relèverai la tête et te verrai au-delà des mers,
Je me serais posée sur les étoiles, je trouverai ma place,
J'entendrai à nouveau les oiseaux chanter, la brise du soir je la sentirai,
Les souvenirs d'enfance je les retrouverai à travers les odeurs du printemps.

Je t'écrirai a la lumière de la lune,
On oubliera tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai entendu.

                               Salombo Indochine, Stade de France

lunes, 13 de agosto de 2012

Un guide de survie

Ma main cherche tes doigts,
Tâtonne ce soir, aveugle dans le noir
Mes doigts cherchent ta main,
Mes doigts sortent de l'ombre du soir.

Dansons serrés l'un contre l'autre,
La vague frappe la terre, bat le rythme,
J'aime boire la tasse,
Sous l'eau, les yeux fermés, je te cherche.

Une touche de piano,
Mes doigts te rejoignent,
Une mélodie sans fin,
Sans toi je ne suis rien.

Un cœur qui palpite a ton rythme,
Mais ma main sans ta main n'est rien.

Esprit trouble, pensées sombres,
et vagues sur le sable blond,
Besoin d'aller plus loin, de trouver le bon son.

Toujours chercher ailleurs,
Je ne sais pas ou se trouve le bonheur,
Je touche une corde et ça sonne faux,
je ne trouve toujours pas les bonnes notes.

Esprit sans repos, sans cesse questionner,
Encore besoin de tes mains, 
J'ai encore perdu mon chemin.

Un jour un malheur est arrivé,
Ce jour la quelque chose s'est déréglé,
Je ne savais pas quoi en cherchant,
Pourrait m'aider a retrouver la paix,

Un jour pourtant je t'ai retrouvé,
Il n'ya rien d'autre qui puisse m'aider autant,
Que tes sons, que tes notes et tes mots qui en sortent.

Game of love, Game of saving the world



I'm a lady in armour, I'm here to protect you,
I'm rebellion, and a revolution,
I cannot live without you,
Let me lick the scars of you heart.

I have an armour made of ropes that you can knot and unknot,
try to tear the carapace, try to tear the knots apart,
I will look after you, I'll be gentle, I 'll lick your wounds,
I'm the strenght that keeps your heart strong.

I have an armour made of sand that will tickle you,
that reaches the parts that noone can see,
I will irritate you, it will be so painful,
that you'll rub and you'll scratch and you'll tell me to stop.

I'll be your cream, I'll impregnate you,
until you feel relaxed and relieved,
I'll massage you skin, I'll make you feel good,
You won't feel the burns anymore.

But my armour washes off easily, I need it
Or the world will collapse,
You've got so much power in your hands ,
You can devastate me with the tip of your thumb.

You need me to survive the evils and the gangs,
To keep the passion alive,
To make you face the light,
I have an armour made of love.

domingo, 5 de agosto de 2012

La vague



Le son des vagues, rythmique, l’écume qui ressort dans le noir du ciel. Aucune lumière sur la mer. Pas un bateau, rien.
Deux ombres noires, une femme, un homme font face à la mer, se tenant près l’un de l’autre, mais sans se parler, sans se toucher, je les regarde du haut de ma terrasse, ils ne sentent pas ma présence, même si je criais ils ne m’entendraient pas. Les vagues sont plus hautes qu’eux, elles ouvrent leur bouche en grand, comme pour les avaler. J’aimerais leur dire de reculer. Un silence, la vague prend sa respiration, puis j’entends la vague se fracasser à leurs pieds. L’air est lourd. L’homme et la femme repartent, en se suivant, ils ont peut-être eu envie de ressentir leur isolement ensemble.
Et moi je repense à l’enfant que j’avais dans mon ventre, et qui tenait dans ma main, un regard pour cet enfant avant qu’il ne reparte. J’avançais sur les eaux au milieu des roseaux, regardant les mouvements que faisait l’eau quand je coupais à travers elle, comme on couperait le cordon, je contrôlais la vitesse, comme je contrôlerais ma respiration, en ne pensant à rien d’autre.
Ils ont vu la vague arriver, ils ont vu dans la vague leurs angoisses, et j’ai ressenti avec eux la peur de l’immensité, des courants. J’ai eu envie de les rejoindre, leur prendre la main et courir avec eux, Je voulais savoir ce qu’ils pensaient vraiment, voir leur visages, quelle impression ils avaient.
Alors je suis descendue de ma terrasse et là j’ai  compris ce qu’ils pensaient vraiment. Ils ne regardaient rien, ils avaient les yeux fermés, ils écoutaient la vague et le silence qui le précédait. C’était encore plus effrayant que ce que j’imaginais, le tonnerre assourdissant des vagues ma glaçaient le sang. Je réalisais que leur solitude était plus grande que je l’avais imaginée..
Là j’ai compris que la douleur des autres n’est jamais comparable à la sienne et que pour comprendre il faut le courage d’écouter plus près, parfois il faut se rapprocher.
La nuit, juste là où ils s’étaient tenus, la lune est apparue, pleine, et a calmé l’océan. Elle a aplati les vagues, a calmé leurs esprits et soulagé leurs peines. Quelqu’un veillait sur eux du haut de sa terrasse, sans qu’ils le sachent.